« 2008-04 | Page d'accueil
| 2008-06 »
27.05.2008
Paques
20:43 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.05.2008
Musique, modernité et traditionalisme : confusion et sacralité
Musique, modernité et traditionalisme : confusion et sacralité
A propos de John Tavener, l'enchanteur de Jean Biès (seconde édition).
BIENTOT LA VERSION DEFINITIVE !
20:35 Publié dans Spiritualité chrétienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.05.2008
Une encyclopédie souterraine
Qu'est ce que l'Encyclopédie du Souterrain ? Un labyrinthe virtuel à propos du réel ! Un décodage encodant des courants souterrains de l'histoire, l'analyse alpha-numérique de l'historiologie contemporaine ...
Divers sites internet se sont ligués et entrecroisent leurs verbes pour tisser une toile qui détrame le filet des mots faux qui veulent s'imposer !
http://encyclopediedusouterrain.blogspot.com
21:36 Publié dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.05.2008
quand je suis ?
« En ma qualité de terre, je suis attaché à la vie d'ici bas, mais étant aussi une parcelle divine, je porte dans mon sein le désir de l'éternité. » Grégoire de Naziance.
Quand je pense au Seigneur je suis, quand je L'oublie je m'éteins,
Ne suis plus rien.
Que je L'oublie c'est le vide qui vit en moi, quand je pense au Tout-Puissant, seulement, je suis,
Car Il est Celui qui Est.
Car Lui franchit l'abime qui me sépare de Sa Bonté, moi, l'insignifiant, lui l'Insigne !
Car Lui se souvient de moi à chaque instant.
Qui comprendra ?
Qui peut comprendre ?
« Les créatures sont posées sur la parole créatrice de Dieu comme sur un pont de diamant, sous l'abîme de l'infinité divine, au dessus de l'abîme de leur propre néant. » Philarète de Moscou.
De Sa Toute-Puissance Il se dépouille, pour moi, Il se fait misérable et indigne, Il se fait bon jusqu'à la faiblesse, Lui dont la Bonté est éternelle. Bon jusques à la faiblesse, Lui le Glorieux.
Qui comprendra que Sa Force est dans Sa « faiblesse ». Car, Sa « faiblesse » est Amour. Car seul la Force infinie et éternelle peut transcender sa propre puissance, s'affranchir de sa gloire pour, dans l'infinie faiblesse rendre le plus faible plus fort que la mort.
Sa faiblesse est Amour absolu.
Amour absolu !
Je le désir, Lui me désir plus encore !
Je me cherche là où je ne suis pas ...
Comme j'aime ma petite personne, c'est cela le plus détestable ...
Je les connait pourtant mes mensonges, mes orgueilleuses pensées, mes égoïsmes mortifères, mes lachetés, mes insensibilités ... je les sais, je les sais mais sur un mode tout intellectuel et alors ... Alors je les vois mais je veux les garder, juste les éloigner ... oui les éloigner même si je sais aussi qu'ils me masquent la Présence du Roi des rois, qui archi-humblement, attend, attend à la porte de mon coeur, qui m'attend devant la lourde porte de pierre et d'acier glacial que j'ai installé là, qui m'attend outragé et humilié dans la brise tranchante que mes passions continuelles ont posté là en gardien intraitable de mes fautes innombrables et continues.
« Amour divin et amour humain doivent se résumer avant tout dans l'établissement des relations adéquates, la juste relation avec Dieu, avec les autres, avec soi. »
Archevêque Anthony Bloom.
Dieu s'est fait homme ... mais le chemin nous ne le terminons pas, le chemin n'est fait qu'à moitié; s'Il s'est fait tel pour nous c'est pour nous offrir de franchir l'abîme vide du péché pour rejoindre l'abîme de l'infinité divine, pour nous conjoindre à l'abîme plein de l 'Agapè. Mon coeur est vide, plein de péchés; donc vide, car le péché c'est toujours un vide ...
« Le pauvre n'est pas tant celui qui ne possède pas que celui qui désire ce qu'il ne possède pas. » saint Jean Chrysostome.
21:01 Publié dans Spiritualité chrétienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : orthodoxie, spiritualité, christ, christianisme, chrétienté
06.05.2008
Musique, modernité ...
Musique, modernité et traditionalisme : confusion et sacralité;
A propos de John Tavener, l'enchanteur de Jean Biès (1).
Nous avons souvent, et beaucoup, aimé de nombreuse pages de Jean Biès, nous avons aussi, et nous continuons, beaucoup aimé de nombreuse oeuvres de Sir Tavener, nous aurions donc pu être tout à fait laudatifs et enthousiaste dans le compte-rendu de cet ouvrage qui réunit deux personnalités que nous respectons et admirons, à dire le moins. Soulignons par avance que, malgré ce qui ici nous sépare nous avons pris plaisir à lire ce livre, et même que, certaines pages nous aurons procurer un vif plaisir, lignes admirables à propos de pièces admirables.
Néanmoins, nous souhaitons profiter de la parution de ce livre pour éclairer quelques éléments, selon nous, assez singuliers et un peu gênants, en soulignant par avance que ceci n'engage que nous, bien évidemment.
Tout d'abord, dès les premières pages, l'Auteur; chrétien orthodoxe, comme l'est aussi le compositeur sujet du livre, alors qu'il pourrait proposer des musiques actuelles une vision inspirée par les vues de l'Eglise Orthodoxe sur le sujet, préfère s'en remettre à la position systématique d'un certain traditionalisme (ou pérennialisme) et récuser à ces musiques tout « droit » à l'Esprit ou, à tout le moins, à toute forme d'esprit de tradition. Or, et c'est précisément là que le bas blesse, car, à strictement parler, aussi inspirée par des formes traditionnelles soit-elle, la musique de Sir Tavener n'en demeure pas moins une musique « moderne », elle n'est, qu'elle qu'en soit la « forme » ni liturgique ni sacrée, au seins plénier de ces termes.
Loin de nous, néanmoins, de rejoindre les critiques qui vouent aux gémonies l'oeuvre générale de John Tavener, et vont jusqu'à le juger apostat, à cause de l'influence sensible de la pensée de Frithjof Schuon qu'il revendique et laisse apparaître clairement dans ces compositions les plus récentes. Nous ne partageons pas cet enthousiasme, et, à notre goût, la tension mystique qui se dégageait d'oeuvres majeures, et essentiellement chrétiennes, tel que « Praises and Lamentations » ou même « Total Eclipse », est loin d'être atteinte dans les compositions « mixtes » et « pérennialistes » de ces dernières années. En cause, à notre humble avis, précisément ce fait que la « tradition unanime » à laquelle se réfère ces musiques n'a pas d'existence incarnée, pas de « corporéité » virtuellement porteuse de l'Esprit !
Précisons un peu ! Tout d'abord nous rappellerons cette important paragraphe tiré des « Fondements de la doctrine sociale de l'Eglise », émanant du Saint Synode de l'Eglise Russe :
"L'iconographe, le poète, le philosophe, le musicien, l'architecte, l'acteur et l'écrivain orthodoxes se tournent vers les moyens artistiques pour exprimer l'expérience de la régénération spirituelle qu'ils ont connue et qu'ils souhaitent partager avec tous... L'Eglise aide la culture à dépasser l'activité purement terrestre : en proposant un chemin de purification des coeurs et d'union au Créateur, elle ouvre la culture à la collaboration avec Dieu. La culture profane est apte à porter la Bonne Nouvelle... Tous les styles artistiques conviennent à l'annonce de l'Evangile, si l'intention de l'artiste est sincèrement pieuse et s'il est lui-même fidèle au Seigneur"
voilà qui est clair ! Ce ne sont pas les écrivains traditionalistes, aussi brillant soient-ils qui déterminent au nom de principes abstraits extrapolés à partir d'un comparatisme parfois singulièrement figé ce qui relève ou nom de l'Esprit mais bel et bien l'Esprit Lui-même en collaboration avec la collégialité de l'Eglise (Sa « catholicité », sobornost) ! Il apparaît de plus en plus clairement que le « modernisme » soit un faux problème, voire une « idole ».
Une composition telle que « Total Eclipse », avec l'utilisation en dissonance, du saxophone, est une pièce « moderne », il ne peut en être autrement, elle nous est contemporaine et use dans sa sève même, des structures, non seulement, musicales, mais mentales qui ne pourraient en aucun cas être venues d'une autre « époque ». Par contre elle utilise aussi l'héritage de la tradition musicale byzantine d'Orient, elle fait pénétrer au coeur d'une « modernité », certes chrétienne, mais non « orientale », le feu sacré que l'Occident « moderne » aurait voulu étouffer sous la cendre des désillusions philosophiques et théologiques, le feu sacré d'une théologie mystique ! Ainsi nos oreilles se retrouvent-elles au prise avec ce paradoxe mystagogique, une musique moderne mais qui répand auditivement une authentique mystique chrétienne, celle des premiers siècles, celle de la « physique » spirituelle de saint Grégoire de Nysse. Et, d'autant plus « authentiquement » chrétienne que, précisément elle est moderne et ne cherche jamais à « singer » la, tout aussi, authentique musique liturgique de l'Eglise. Ici également, pas plus que l'opposition traditionnelle/moderne, l'opposition sacré/profane ne devrait tenir. Pour le christianisme elle ne peut tenir, il y a la musique liturgique, « circonscrite » (si l'on peut dire) dans l'église, dans le culte; mais très largement inspirée par les multiples musiques des peuples, de la gentilité qui s'est greffée sur le Corps de l'Eglise. , Mais, musique qui se répand aussi à l'extérieur car les portes de l'église ne sont jamais entièrement closes et qu'après la Liturgie les fidèles sont appelés à féconder le monde extérieur. Comme l'Esprit qu'elle porte la musique « circule ». Alors, pourquoi donc le black-metal, l'electro-pop, les musiques industrielles, le « gothic » se verraient-ils désavouer en tant que messager utiles et capables (capax Dei) quand une pièce aussi véritablement « moderne » de John Tavener se verrait attribuer les louanges d'un jury expert en « tradition » ... mais de laquelle ? La « Tradition Primordiale » ne pouvant s'exprimer dans un langage propre ...
Or, pour ce qui est du christianisme il nous dit de lui-même ce qui peut ou non et comment l'exprimer « traditionnellement » ! Nous l'évoquions plus haut, pour la tradition chrétienne le modernisme ne peut être qu'un faux problème ou une « idole », une « idole » inversée, mais une idole tout de même. Le problème c'est la chute et l'opacité de l'homme, opacité à la lumière « sans déclin », la lumière pascale, opacité aux « énergies divines ». L'ère « moderne » est une époque, un phénomène temporel comme la tradition chrétienne en a traversée tant et tant, le machinisme, le consumérisme, la gestion totalitaire du « vivant », le nihilisme ... voilà ce qui s'opposent à la Clarté bienfaisante de la mystique chrétienne, que les temps soient « modernes » ou non. C'est le monde « chuté » qui est le problème, autant dire l'homme ... il est aussi la solution.
Certes la musique est un merveilleux moyen de pacifier l'homme, de l'amener vers une « réflexion » intérieure; certes l'aspect souvent brutal des musiques modernes peut sembler contradictoire avec ce « but », mais nous devons précisément tenir compte de « l'époque » et du contexte. Cette musique ne peut se concevoir qu'à l'extérieur de l'église, évidemment ! La vraie violence, à notre sens, c'est de faire entrer une batterie ou un synthétiseur (voire même un orgue !!) dans une célébration liturgique ! Le monde « extérieur », le monde « chuté » (qui n'est ni la Création originelle, ni le monde rédimé !!) est violent, et quant au royaume « à venir » : « les violents s'en emparent » !
Considérons aussi le paradoxe, qui n'est pas moins étourdissant que celui que nous exposons, de la violence, du langage, cette fois, dans les Psaumes, dont nous savons pourtant les vertus pacificatrices ... (Je vous assure devant Dieu et son Christ qu'un seul psaume suffit à nous sauver si nous le comprenons et l'observons. Abba Pachôme.)
20:37 Publié dans Spiritualité chrétienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note








































