mercredi, 25 février 2009

Elémentaires particules et énergies divines

En ce mercredi dix septembre de l'an de Grâce 2008, était inauguré, à Genève, le grand collisionneur de particules élémentaires (LHC). Nos journalistes hexagonaux unanimes ont recensés, sans originalité aucune, ce « grand » événement, chacun y allant de sa petite phrase toute faite sur les étonnantes possibilités de cet « organisme machinique », sur ce qui allait nous être, immanquablement, révélé sur l'origine du monde, de l'univers. Bien évidemment ces annonces, brèves, lapidaires ne soulèvent aucune question et, surtout, aucune objection. On célèbre donc, uniformément, bien que sans enthousiasme démesuré une nouvelle avancée scientifique, on nous montre, sans avoir jamais l'idée de démontrer, alors même pourtant, que l'argument démonstratif fonde l'idéologie scientiste !

Blasé, terriblement habitué à cette technologie, à cette technique qui le « possède » plus qu'il n'en use, l'homme de ce jour avale la nouvelle parmi les autres, mais l'annonce d'une nouvelle génération de téléphone mobile ou d'un jouet électronique mobiliserait (mobilise) bien plus et bien mieux cet enthousiasme qui le fuit de plus en plus !

En outre, sevré, par l'éducation et par « l'air du temps du monde comme il va », nous l'homme, de convictions évolutionnistes, sincèrement ce n'est pas l'origine du monde qui nous passionne ! On le sait a peu près (c'est cet à peu près qui, précisément, fait force de loi), après c'est une question de spécialistes. Remarquons, d'ailleurs, que nos amis journalistes ne manquent pas de parler de l'intérêt phénoménal de l'appareil helvétique pour la : « communauté scientifique », race à part de gens qui décideraient de l'histoire de l'univers et de l'humanité sans en référer à personne parce qu'en définitive ça n'intéresse personne, ou pas grand monde ! Pensez donc, il y a 14 milliards d'années ...

Certains, néanmoins, doivent attendre avec impatience des résultats pour enfin pouvoir clouer le bec des obscurantistes, des « créationnistes » en premier lieu ...

J'étais justement en train d'essayer d'écrire quelque lignes suite à l'audition inopinée d'une émission radiophonique à propos des « créas » aux Etats-Unis lorsque j'eus les premiers vents médiatiques de l'inauguration du LHC ...; j'étais précisément en train de lire « La Création de l'homme » de saint Grégoire de Nysse et, comme d'habitude maintenant, j'avais un livre d'O. Clément et un de Berdiaev sous la main ...

14 milliards d'années ...

Selon certains, à cette « date » tout n'était qu'énergie (aujourd'hui encore l'univers serait a 95% composé d'énergie) ! Hypothèse scientifique que l'on espère vérifier en traquant le boson de Higgs (cette particule tout hypotétique qui donnerait leur masse aux particules de l'univers), l'anti-matière, la matière noire ou encore « l'énergie sombre » (qui accélèrerai l'expansion de l'univers) ...

Depuis ma crasse ignorance je me prends à penser qu'ainsi il ne serait pas tout à fait improbable que la « vie », la « matière » en tout cas, fut créée par de l'immatériel ... Amusant, comme ça de loin cela me rappelle quelque chose !

Il faudra que je cherche mais je ne crois pas encore avoir lu ou entendu un philosophe ou même un littérateur, un essayiste, rebondir sur cette information ... ces jours-ci !

En devisant en moi-même j'essaie alors de faire un lien, de tracer une relation entre cela et les perspectives tracées par Berdiaev, et avant lui par le « maître invisible » de la philosophie religieuse russe, Fedorov ... Bien sur, avant eux, il y eu les saints Pères mais eux n'avaient pas l'expérience épuisante de la technique et de la machine, et pourtant ...

Pourtant à bien relire Grégoire de Nysse, l'Esprit qui souffle partout, dans l'univers entier, ne lui avait-il pas, précisément, soufflé quelques intuitions qu'il ne put exprimer, bien évidemment, que comme personne humaine mais avec quel génie ...

Qui avant les Pères évoquaient les énergies divines comme constitutives du monde ? Les origines « énergétiques » de l'univers ...

Pour Grégoire la matière est « concrétion » de pensées, convergence de structures intelligibles mais « créées », il évoque ainsi des états fort divers de la « matière », états quasi spirituels, d'où découle une théorie dynamique de la matière.

Les « scientistes » ont voulu battre en brèche ce qu'ils voyaient de la doctrine de l'Eglise, ils ont, finalement, eux aussi, voulu croire à la « fable » créationniste de la Création, sans voir le formidable travail de pensée sans cesse renouvelé, rebattu, approfondi, creusé (passer au creuset précisément) effectué pendant des siècles par les Pères et les saints, par ceux qui vivaient l'Eglise comme un véritable « laboratoire de résurrection » (D. Stanilaoe) !

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Voici bien le jour venu de reprendre cette note que je souhaitais compléter depuis un moment ...

Tout d'abord reprenons les faits :

A Moscou, dans le cadre des entretiens pédagogiques de Noël, dans la section « christianisme et science » ont été présentés pour la première fois les résultats d’une expérience scientifique réalisée par des chercheurs russes en 2008 le jour du samedi saint à l’église du Saint Sépulcre (église de la Résurrection, ndr) à Jérusalem .  André Volkov, physicien et mathématicien de l’institut d’énergie atomique Kourchatov, a raconté comment il a lui-même entrepris de mesurer les vibrations à ondes longues de basse fréquence à l’église pendant la descente du feu sacré.A l’aide d’appareils spécifiquement adaptés à l’expérience, le chercheur a fait des mesures pendant près de six heures et demie dans l’église avant de la descente du feu sacré, puis il a passé plusieurs mois à les analyser.André Volkov considère que la différence entre les données obtenues le jour de la descente du feu sacré et celles obtenues la veille témoigne d’un « véritable miracle ». En outre, selon lui « l’analyse des fissures sur le pilier situé à l’entrée de l’église laisse penser qu’elles n’ont pu se produire qu’à la suite d’une décharge électrique ».   Cette idée est soutenue par Eugène Morozov, spécialiste mondial de la mécanique des déformations. Tout en admettant que « d’un point de vue strictement scientifique, une mesure unique ne peut rien prouver véritablement », Volkov a déclaré qu’il assumait pleinement la responsabilité de ses résultats et qu’il était prêt les présenter. « Si vous me demandez, en tant que scientifique, si c’est [un miracle], je vous répondrai que je ne sais pas » - a-t –il ajouté.A son tour, Alexandre Moskovskij, professeur à l’université Saint Jean le Théologien à Moscou, et adjoint du président de la commission du Patriarcat de Moscou pour l’analyse des phénomènes miraculeux, a déclaré que « A. Volkov a fait un exploit scientifique en faisant pour la première fois dans l’histoire une véritable travail de recherche sérieux et fiable sur le feu sacré ».  Le feu sacré descend depuis des siècles dans l’église du Saint Sépulcre à Jérusalem à la veille du jour de Pâques orthodoxe. Les chrétiens d’Orient sont convaincus que ce miracle témoigne de la vérité de la foi orthodoxe, d’autant plus qu’il n’est jamais arrivé que le feu sacré ne descende pas à Pâques. Pour les croyants, le fait même de la descente du feu sacré est une preuve incontestable à opposer aux arguments des athées.

Source:
Interfax (traduit du russe pour Orthodoxie.com par L. D.-V.)

Nonobstant le fait que, personnelement, je ne vois pas les athées "militants" se laisser convaincre de quoi que ce soit par quelque "preuve incontestable, l'information est des plus exaltante. Mais, pour revenir à ce que j'évoquais immédiatement, il faudrait, en outre, souligné ce fait que la foi, que le mystère de la foi ne peut pas s'acheter par quelque preuve matérielle aussi "incontestable" soit-elle ! La liberté humaine est-elle, et il est "hérétique" de le contester, que nul n'est tenu d'accepter quelque preuve que ce soit dans le domaine spirituel.

Si miracle il y a, et j'écris ceci à dessein, il est pour nous, pour nous les croyants ! Car, si nous considérons le miracle, nous devons le considérer comme un appel, et peut-il y avoir appel plus brûlant que le feu du ciel ? Appel à nous convertir ! Oui, à nous convertir, à devenir enfin, précisément, ces "laboratoires de résurection". Le Cosmos respire le divin, la Création exude les énergies divines et nous, nous croyants, nous en faisons quoi ? Ce feu du ciel il est appel incessant à nous enflammer dans l'Esprit, ce feu du ciel il est appel à cesser de croire qu'en composant avec ce monde nous avançons vers Celui qui nous appelle ... Il n'est pas une preuve matérielle de quoi que ce soit à l'intention de tous, mais appel aux croyants afin que par nous Il soit tout en tous. En fait, si il prouve quelque chose c'est que, le Royaume tout en n'étant pas de ce monde le pénètre perpétuellement, qu'Il est là en avant de nous et nous attend ...

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