mercredi, 11 novembre 2009

Amnesia; le vécu comme oubli, stratégie du choc et trauma

Stratégie du choc : amnésie par trauma ...

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Stratégie du choc : amnésie par trauma ...


'Aletheian agata !


L'ère des techniques.

Age de la techné ...


La violence la plus cruelle s'exécute pacifiquement.


Propagande raffinée.

Civile et policée...

Epoque bénie où la paix

est un état de guerre larvée,

guerre pacifiante,

guerre opacifiante...



Les événements traumatiques entrainent souvent une réaction amnésique. La dominion possède toute technique en vue de créer de tels chocs et de telles réactions, en vue de dissimuler non pas tant d'autres événements que le simple fait qu'elle est ce qu'elle est, un néant qui ne peut que tendre à son extension, soit : néantiser toute chose.


La dominion possède toute technique.

Elle est toute technique.


La technique c'est la ruse.

Dissimulation, mensonge, contre-vérité, fausse vérité ...



Le langage est une maladie ...


« Amen, Amen ... »

Christ, dont Amen est un Nom, a inversé la proposition. Au grand dam des pharisiens et des scribes Il ne terminait pas ses propositions par un « Amen », Il ouvrait Son dire par ce même « Amen », Il faisait passer la conclusion, qui établissait la véracité du dire, à l'introduction.

L'Amen ouvre et ne clos plus ...

L'Amen est la semence. Le prémisse qui renverse et inverse.

Le Christ inaugure toute parole dites par « Amen, Amen ... » ce que d'aucuns traduisent par : « En vérité, en vérité ... ». Mais nous avons appris que l'Amen est Son Nom. L'Amen inaugural c'est l'épanchement miséricordieux, la kénose, l'exinanition de la divinité, de la Vérité elle-même, dans Sa Parole, s'écoulant vers nôtre vide ...

ALEITHEIA – VERITE

En grec la Vérité est donc a-leitheia c'est-à-dire « le non-oubli » !

La Liturgie, durant laquelle nous communions à l'Amen-fait chair, culmine dans l'anamnèse ! L e Souvenir du Nom, la non-amnésie de l'Amen que nous recevons corporellement et spirituellement !


Ici pas de technique, il y a « méthode » meta-hodos – voie supérieure.

LE LANGAGE EST UNE MALADIE ...

Le Langage est un oubli, une contre-vérité qu'il convient de contourner, d'inverser !


L'aporie est, pour le langage, un manque. Le grec aporrètos signifie « secret ». Apeiron c'est l'absence de limites.

Le manque est le secret du langage, du langage illimité.

Saint Jean Damascène, parlant de la chute d'Adam, évoque la privation. Adam fut privé de « tout dire de Dieu ». Il ne fut pas privé de la parole, du langage, mais le dire du Seigneur qui était le feu intérieur du langage, le Pneuma du langage vint à se retirer. Adam qui avait nommé toutes les autres créatures, perdit ce don de nomination qui est le don des limites qui donnent forme.

Langage creux et informe.


Oubli. Le premier piège de la dominion : la ruse serpentine. La première technique de dominion : la parole, la suggestion, le mensonge.


La Vérité est ascensive.

Le a privatif grec. A-leitheia ... la Vérité est apophatique.

Nous vivons une vie d'oubli. Nous vivons d'un langage illimité, creux et informe.

Informe, tant sans forme que sans puissance pour informer, pour donner forme !

Nous vivons d'une vie qui ne peut donner vie.


La dominion plonge sa racine idéologique dans cette réalité occultée-oubliée.

Le trauma est antérieur et intérieur, l'idéologie l'amplifie à dessein. Les mots cachent l'oubli. Ils camouflent le secret qui est le manque.


Amen, amen

Aleitheia, aleitheia,

La vie est dans le souvenir constant. Contre-trauma ... nous sommes armés pour nous souvenir, nous avons eu, nous avons vu le Médecin et la médecine. Mémoire éternelle contre la parole comme fondement secret de la contrainte néantisante.


ASSERVISSEMENT


Le langage exotérique de l'ingénierie informatique appelle asservissement le lien créé artificiellement entre deux machines dont l'une commande et l'autre exécute, ceci par le biais de la langue ésotérique de l'informatique.

L'asservissement est la négation du service. Négation du don.

L'un répond OUI à la suggestion du contrôle qui entend nier la liberté du premier.

Le lien de l'asservissement est ainsi né.

Le Négateur, « malade d'ambition, principe et fondement de la déchéance » (Grégoire de Nysse), pose un conseil logique, il semble dévoiler une proposition de cause à effet. C'est un mensonge, lui le sait, mais c'est un mensonge logique qui s'adresse exclusivement à la rationalité.

Dire « oui » c'est, dès lors, accepter l'asservissement à cette logique tout extérieure; à la logique faites de contraintes et de nécessités. Dire « oui » c'est, à ce moment, créer un court-circuit noétique, faire basculer les énergies pneumatiques vers le centre strictement cérébral-rationnel.


Nous avons oublié...


Nous ? Oui, mais ON a pas oublié !


ON c'est la volonté creuse et néantisante de CE monde.


ON a jeté un voile d'oubli et d'opacité sur ce qui, caché, a été révélé. ON a voilé de théorie de divisions, de connaissances faussement « libératrices » (de gnoses au nom menteur) la vérité – a-leitheia – révélée, non pas révélée dans les brumes de la rationalité cérébrale ou de la biologisité aporétique mais dans l'Incarnation parfaite et totale.


L'un des voiles s'exprima ainsi :


« L'homme est un animal social. Sa pensée est un reflet du mouvement de la matière. Ceux qui recherchent la vérité ne sont que des pantins, d'autant plus dignes de mépris qu'ils se refusent à considérer leur pensée comme un pur produit du devenir historique. Ce sont des réactionnaires puisqu'ils servent des intérêts hostiles au prolétariat qui, dans son ascension, a créé nécessairement la seule méthode valable : le matérialisme dialectique. » Milosz (paroles d'un intellectuel communiste)


Mais, toute idéologie participe de ce voile impur.

Tout à été fait pour combler le vide. Toutes constructions idéales-idéiques. Toutes idoles.

La racine est ce Moi qui pense JE... Au cours des siècles, utile et encombrant engin stratégique.

Il a fallu le contraindre à fondre cette alliage impur ou bien à se durcir au-delà de toute limite, sachant bien toutefois, au final, que plus dur il serait et moins il serait signifiant noyé dans la masse des exigences de tous les autres MOI/JE ...


« Le moi gonflé de néant détruit ou asservit les autres, les fait graviter autour de son propre vide. C'est l'autodéification du rien. » (Olivier Clément)


La psychanalyse, outil de stratégie mnésique, usine à faire du MOI/JE, se trouve aujourd'hui confrontée à son dépassement et s'affronte à une discipline plus matérialiste qu'elle : les Thérapies Cognitivo-Comportementale, véritable complexe thérapeutique de contrôle et d'asservissement. Les TCC relève du règne de l'expert, manipulateur avoué de « l'inconscient » assimilant les pathologies mentales à des virus qu'il convient de circonvenir. L'expert tend, dans tous les domaines à remplacer l'homme de connaissance ou l'homme d'expérience, il remplace déjà, de manière ésotérique, l'homme politique dont il se fait le conseiller. Les TCC relève d'une anthropologie qui découpe le vivant en catégories : homme – machine/animal !

L'antidote (forcément illusoire) secrété par la dominion ce sont toutes les thérapies « douces », « saines », « alternatives », « naturelles » ... Psychanalystes et psychologues s'effraient et dénoncent cette déshumanisation de l'approche psychologique et comportementale, oublieux, par le choc provoqué par la confrontation, de ce que ces techniques doivent aux leurs. Oublieux, car très fier de leur « domaine de compétence », de ce que la « découverte » par le bon docteur Freud de la sexualité infantile pourrait s'avérer fort heureuse dans la déculpabilisation de certaines pratiques que les médias aiment à mettre, avec pleins de bons sentiments autour, sous les feux de la rampe ...


L'hystérie thérapeutique contemporaine à une source,

une source qui est un oubli ...

Une source qui est en nous,

qui est cette non-vie en nous,

qui est cette peur nue en nous,

cette peur affreuse de ce vide affreux

que nous avons oublié

que nous avons tout fait pour oublier.


Aleitheia,

Je cris vers toi;

Ne m'oublie pas,

comme moi je t'ai oublié.

Tourne vers moi ton visage,

Sors maintenant,

tend, vers moi, ta main !



Liens internels :

Virus mémoriel : http://thierryjolif.hautetfort.com/archive/2008/12/27/les...

http://thierryjolif.hautetfort.com/archive/2008/12/27/les...

Imprimés : http://thierryjolif.hautetfort.com/archive/2009/07/07/5e4...

Vie du littératueur : http://thierryjolif.hautetfort.com/archive/2009/09/18/vie...


Liens exotériques : http://fr.wikipedia.org/wiki/Psychoth%C3%A9rapie_cognitiv...

 

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