mardi, 21 juillet 2009

Parvulesco réel-imaginaire dans Breathless


23:17 Ecrit par Thierry dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jean parvulesco, a bou de souffle, roman, littérature |

mardi, 02 juin 2009

Le logos n'est pas scientologue

 

Une délicate odeur de souffre a accompagné l'annonce de la réalisation du film « Opération Valkyrie » mais elle semble s'être quelque peu évanouie depuis sa sortie.

Cette odeur avait essentiellement pour origine l'interprétation par Tom Cruise, porte parole célébrissisme de l'église de scientologie, du rôle du comte Claus Philipp Maria Von Schtauffenberg.

Malgré le haut degré de manipulation de nos actuelles sociétés, certaines grosses ficelles ont un peu de mal à passer inaperçue. Ainsi, que l'acteur américain en « perte de vitesse » ces derniers temps s'essaie à redorer son blason en interprétant une figure symbolique de premier plan ne devait duper personne. Il se pourrait néanmoins, qu'en nos temps de relativisme et de libre pensée fluide, le succès d'un film au sujet historique, parvienne, non à faire oublier, mais à camoufler un peu le sordide d'une pensée vilipendée par la bien-pensance.

D'ores et déjà les critiques se sont focalisées sur le fait, perçu comme un manipulation grossière, que le scientologue le plus célèbre du monde tente de se racheter auprès du public en jouant un « héros positif », et quel héros puisque celui-ci aurait pu débarrasser ce même monde du plus effroyable tyran qu'il ait eu à connaître. Bien, mais les « héros positifs » n'est-ce pas le fonds de commerce de l'acteur depuis toujours ? Personnellement, ce qui me choquera toujours c'est que l'on pense à faire un spectacle rentable d'un fait d'arme aussi héroïque ...

Le principal est ailleurs, la manipulation aussi. Quelques uns auront, fort à propos, noté que la foi chrétienne, moteur essentiel de la volonté des conspirateurs, n'est que fort peu évoquée dans le film. Voilà bien, à mon sens, où se loge la principale et réelle manipulation de cette entreprise.

Le moteur de l'action, si je puis dire, pour le comte Von Schtauffenberg, fut la foi. Voilà ce qui fait défaut à la scientologie. Où plutôt, voilà ce que singe cette pseudo science pseudo religieuse. Ce qui lui manque elle essaie, non pas de la chaparder chez les autres mais plus exactement de le creuser négativement. On escamote tranquillement la foi du héros et dans la fiction on remplace sa personne par un « masque ». Mais pas par un masque « neutre », non pas ! Par un masque qui ronge l'essence, la substantifique moelle du héros réel. Et que signifie-t-on par ce « jeu » ? Et bien que, c'est l'évidence même, un athée ou même un scientologue aurait pu tout aussi bien jouer ce rôle dans la réalité. Bien sûr, c'est statuer l'évidence, d'accord ! Et quel scandale trouver là dedans ? Et bien, chers amis, tout simplement celui que précisément, si Von Schtauffenberg n'avait pas été chrétien il n'aurait pas jouer ce rôle dans la réalité. Le centre de ce film c'est lui, alors comment et pourquoi dénier la réalité qui fut la sienne ?

Les scientologues sont pragmatiques, ils sont modernistes, ils sont réalistes, oui mais comme tout les modernistes il savent tordre la réalité dans le sens qui est le leur, c'est d'ailleurs la base de leur idéologie. C'est l'essence même de leur gnosticisme technologique.

La scientologie se tiendrait bien proche du bouddhisme (ce n'est pas nous qui le disons), le bouddhisme, donc, religion « sans dieux » (ce n'est pas nous qui le disons) qui plait tant aux modernes. Et pourquoi leur plait-elle tant ? Simplement ils s'y retrouvent, ils y cherchent, tout comme dans la science contemporaine, une fuite devant la souffrance, une cessation, une annihilation des souffrances. Je n'ai pas mené de recherches sérieuses la-dessus mais je ne serais pas du tout surpris que l'église de scientologie soutienne mordicus l'idéologie des droits de l'homme prend sa source dans cette même volonté. La scientologie, ou plus exactement la dianétique est une technique, au sens moderne du terme, elle est une excroissance tout à fait logique et normal de l'idéologie de ce monde. Dawkins, Onfray, Tort et cie auront beau faire ils ne chasseront cet impérieux besoin spirituel de l'homme, à moins de le remodeler tendance génético-biologique ou façon philo-cyborg. Et le spirituel, qu'ils ne veulent absolument pas admettre, est une réalité, une énergie quasi neutre qui peut, donc, se charger négativement, de ténèbres, ou positivement, de lumière. Mais, le spirituel, étant, par nature, paradoxal, il peut s'avérer nécessaire de passer par l'un avant d'atteindre l'autre, ou plus exactement l'un et l'autre sont essentiels et fondamentaux.

La scientologie aussi pernicieuse et négative soit-elle est consubstantiel à la modernité, elle révèle, nouveau gnosticisme, la nécessaire et légitime liberté d'une spiritualité orthodoxe. Les gardiens de l'avant-garde moderniste la voue aux gémonies car elle leur tend un miroir, non pas déformant mais, au contraire bien trop réaliste des conséquences extrêmes de leur idéologie. Voilà pourquoi, tout en jetant l'anathème sur T. Cruise, ils ne s'offusqueront pas de la corruption de la figure historique et héroïque du comte Von Schtauffenberg.

En outre, pour la majorité d'entre eux, qu'un catholique fervent ait pu vouloir mettre fin à l'infamie nationale-socialiste ça ne peut être un fait à mettre en avant. Voilà qui briserait le miroir dont, cette fois ils ont besoin et qu'ils tendent si volontiers aux catholiques. Qu'ils tendent en les accusant d'un antisémitisme essentiel et fondateur, ce qui leur permets de cacher le leur, et toutes leurs autres haines, derrière.

Monsieur Cruise au nom de son idéologie de « technicien des âmes » essaie de broyer le visage historique de l'un des « amants du Nom du Logos », et un certain Williamson, ajoute un crachat à la Face Souffrante mais Transfigurée du Logos crucifié, applaudi, sous cape, et poussé, en sous main par la haine modernistes des modernes ...

Non, vraiment, le Logos n'est pas scientologue (sic), non vraiment le Logos n'est pas intégriste, mais il demande à nous être intégré...

VIENS ET FAIT TA DEMEURE EN NOUS !

 

mercredi, 13 mai 2009

Nostalgia

Une superbe image du film NOSTALGIA de Andreï Tarkovski me rappelle et me révèle que "les manuscrits ne brûlent pas", non ! mais les livres : OUI !

samedi, 21 février 2009

Stalker

stalker1.jpg"Leur organe de la foi s'est atrophié, la fonction n'est plus sollicitée."

STALKER d'André Tarkovski.

 

jeudi, 04 octobre 2007

L'île

Le héros — père Anatole — a, durant la IIe guerre mondiale, lâchement tué son supérieur sous la pression des ennemis nazis. Le remord le ronge et il devient moine fol en Christ dans un monastère du Nord de la Russie.
Beaucoup d'épisodes sont empruntés à la vie de saint Théophile, fol en Christ de Kiev. Par exemple, l'épisode où il lance à son abbé, le père Philarète, un rondin noirci par le feu — signe que la cellule de celui-ci sera bientôt la proie d'un incendie.

 

619e3054d7e2005ef1ad9e8091563194.jpg
À toutes les remontrances de son abbé, il répond par des citations du psautier — comme le bienheureux Théophile !
Le père Anatole, au début de cet épisode, récite un psaume (118 ou 119 selon la Bible occidentale) tout en chargeant du charbon dans sa brouette. La manière dont il met en valeur les mots de ce psaume est troublante.
Dans un autre épisode de ce film, il récite le psaume 50 (51) : il exprime avec tant de sincérité son repentir que les mots du prophète David deviennent les siens, et les nôtres aussi : O Dieu, Dieu de mon salut ! délivre-moi du sang versé, Et ma langue célébrera Ta miséricorde. Avec l'espoir du pardon : O Dieu ! Tu ne dédaignes pas un cœur brisé et contrit.
(de www.moinillon.net)

22:31 Ecrit par Thierry dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |