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        <title>TROPINKA, la petite voie</title>
        <description>Humble journal spirituel et contrelittéraire, de Thierry J., indigne pécheur</description>
        <link>http://thierryjolif.hautetfort.com/</link>
        <lastBuildDate>Wed, 02 Jul 2008 22:12:05 +0200</lastBuildDate>
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        <copyright>All Rights Reserved</copyright>
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                <guid isPermaLink="true">http://thierryjolif.hautetfort.com/archive/2008/07/02/musique-modernite-et-traditionalisme.html</guid>
                <title>Musique, modernité et traditionalisme</title>
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                <author>noreply@ (Thierry)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 02 Jul 2008 22:12:05 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;strong&gt;Musique, modernité et traditionalisme : confusion et sacralité; A propos de &lt;i&gt;John Tavener, l'enchanteur&lt;/i&gt; de Jean Biès.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Nous avons souvent, et beaucoup, aimé de nombreuse pages de Jean Biès, nous avons aussi, et nous continuons, beaucoup aimé de nombreuse oeuvres de Sir Tavener, nous aurions donc pu être tout à fait laudatifs et enthousiastes dans le compte-rendu de cet ouvrage qui réunit deux personnalités que nous respectons et admirons, à dire le moins. Soulignons par avance que, malgré ce qui ici nous sépare nous avons pris plaisir à lire ce livre, et même que, certaines pages nous aurons procurer un vif plaisir, lignes admirables à propos de pièces admirables.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Néanmoins, nous souhaitons profiter de la parution de ce livre pour éclairer quelques éléments, selon nous, assez singuliers et un peu gênants, en soulignant par avance que ceci n'engage que nous, bien évidemment. Par ailleurs, notons immédiatement, que le problème que nous soulevons dans les lignes qui suivent déborde très largement le cadre de cet ouvrage et les considérations de Jean Biès, en outre, ajoutons également, que ce que nous visons ce ne sont nullement les, ou des, personnes mais des doctrines, du moins des «&amp;nbsp;idées générales&amp;nbsp;» et rien d'autre. Précisons aussi, à toutes fins utiles, que nos remarques concernent la tradition chrétienne, en particulier ce qu'il en reste en Occident, aire de diffusion «&amp;nbsp;naturelle&amp;nbsp;» de la musique de Sir Tavener.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Tout d'abord, dès les premières pages, l'Auteur; chrétien orthodoxe, comme l'est aussi le compositeur sujet du livre, alors qu'il aurait pu proposer des musiques actuelles une vision inspirée par les vues de l'Eglise Orthodoxe sur le sujet, préfère s'en remettre à la position systématique d'un certain traditionalisme (ou pérennialisme) et récuser à ces musiques tout «&amp;nbsp;droit&amp;nbsp;» à l'Esprit ou, à tout le moins, à toute forme d'esprit de tradition.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;«&amp;nbsp;Au-delà du sérialisme, de l'aléatoire, de l'atonalité, l'on a vu fleurir la musique postindustrielle, habile à recueillir dans sa pelle les bruits sales, à pratiquer les techniques de l'hybridation sonore, à faire se déchaîner des saturnales de décibels. Sans oublier le bruitisme, consacré par les sirènes et les marteaux-piqueurs de Varèse dans &lt;i&gt;Amériques&lt;/i&gt;, suivi, par un Penderecki dans ses &lt;i&gt;Thrènes à la mémoire des victimes d'Hiroshima&lt;/i&gt;, encombrés de sifflets machines à écrire, sonneries électriques. De telles aberrations n'offrent ni sens ni réponse.&amp;nbsp;» Jean Biès, op.cit., p. 12.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Or, et c'est précisément là que le bas blesse, à strictement parler, aussi inspirée par des formes traditionnelles soit-elle, la musique de Sir Tavener n'en demeure pas moins une musique «&amp;nbsp;moderne&amp;nbsp;», elle n'est, qu'elle qu'en soit la «&amp;nbsp;forme&amp;nbsp;» ni liturgique ni sacrée, au sens plénier de ces termes, bien qu'elle demeure, néanmoins, toujours très loin des usages décrit par l'Auteur. Aussi concédons pour l'heure que bien que «&amp;nbsp;moderne&amp;nbsp;» la musique de John Tavener n'est pas «&amp;nbsp;moderniste&amp;nbsp;» !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Loin de nous, évidemment, l'idée de rejoindre les critiques qui vouent aux gémonies l'oeuvre générale de John Tavener, et vont jusqu'à le juger apostat, à cause de l'influence sensible de la pensée de Frithjof Schuon qu'il revendique et laisse apparaître clairement dans ses compositions les plus récentes. Nous ne partageons pas cet enthousiasme, et, à notre goût, la tension mystique, voire proprement métaphysique, qui se dégageait d'oeuvres majeures, et essentiellement chrétiennes, tel que «&amp;nbsp;Praises and Lamentations&amp;nbsp;» ou même «&amp;nbsp;Total Eclipse&amp;nbsp;», est loin d'être atteinte dans les compositions «&amp;nbsp;mixtes&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;pérennialistes&amp;nbsp;» de ces dernières années. En cause, à notre humble avis, précisément ce fait que la «&amp;nbsp;tradition unanime&amp;nbsp;» à laquelle se réfère ces musiques n'a pas d'existence incarnée, pas de «&amp;nbsp;corporéité&amp;nbsp;» virtuellement porteuse de l'Esprit, car, si la musique à pour but de nous faire entendre le silence, le «&amp;nbsp;Silence de l'Esprit au coeur du Verbe&amp;nbsp;» (Olivier Clément), elle ne peut y prétendre qu'en étant «&amp;nbsp;chair&amp;nbsp;», chair transfigurée et transfigurante puisqu'elle se transmet dans les normes de ce monde-ci !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Précisons un peu ! Tout d'abord nous rappellerons cet important paragraphe tiré des «&amp;nbsp;Fondements de la doctrine sociale de l'Eglise&amp;nbsp;», émanant du Saint Synode de l'Eglise Russe :&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;center&quot;&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&quot;L'iconographe, le poète, le philosophe, le musicien, l'architecte, l'acteur et l'écrivain orthodoxes se tournent vers les moyens artistiques pour exprimer l'expérience de la régénération spirituelle qu'ils ont connue et qu'ils souhaitent partager avec tous... L'Eglise aide la culture à dépasser l'activité purement terrestre : en proposant un chemin de purification des coeurs et d'union au Créateur, elle ouvre la culture à la collaboration avec Dieu. La culture profane est apte à porter la Bonne Nouvelle... &lt;b&gt;Tous les styles artistiques conviennent à l'annonce de l'Evangile, si l'intention de l'artiste est sincèrement pieuse et s'il est lui-même fidèle au Seigneur.&lt;/b&gt;&quot;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;voilà qui est clair ! Ce ne sont donc pas les écrivains traditionalistes, aussi brillants soient-ils qui déterminent, au nom de principes abstraits, extrapolés à partir d'un comparatisme parfois singulièrement figé ce qui relève ou non de l'Esprit mais, bel et bien, l'Esprit Lui-même en collaboration avec la collégialité de l'Eglise (Sa «&amp;nbsp;catholicité&amp;nbsp;», &lt;i&gt;sobornost&lt;/i&gt;) ! Il apparaît de plus en plus clairement que le «&amp;nbsp;modernisme&amp;nbsp;» soit, pour un chrétien conséquent (fut-il plutôt «&amp;nbsp;traditionaliste&amp;nbsp;») un faux problème, voire une «&amp;nbsp;idole&amp;nbsp;».&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Une composition telle que «&amp;nbsp;Total Eclipse&amp;nbsp;», avec l'utilisation en dissonance, du saxophone, est une pièce «&amp;nbsp;moderne&amp;nbsp;», il ne peut en être autrement, elle nous est contemporaine et use dans sa sève même, de structures, non seulement musicales, mais aussi mentales qui ne pourraient en aucun cas être venues d'une autre «&amp;nbsp;époque&amp;nbsp;». D'ailleurs, lors de la création de cette oeuvre, nombre de «&amp;nbsp;perénnialistes&amp;nbsp;» considéraient que cette musique, à cause de ses «&amp;nbsp;dissonances&amp;nbsp;», ne pouvait avoir un «&amp;nbsp;caractère traditionnel&amp;nbsp;» ou métaphysique ! Et ce, non parce que les musiques traditionnelles n'usent pas de dissonances (ce qui est faux) mais parce qu'un «&amp;nbsp;maître&amp;nbsp;contemporain&amp;nbsp;» avait décrété d'autres normes !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Par contre, dans cette même oeuvre, est utilisé également, et à bon escient, l'héritage de la tradition musicale byzantine d'Orient, elle fait ainsi pénétrer, voire «&amp;nbsp;exploser&amp;nbsp;» au coeur d'une «&amp;nbsp;modernité&amp;nbsp;», certes chrétienne, mais non «&amp;nbsp;orientale&amp;nbsp;», le feu sacré que l'Occident «&amp;nbsp;moderne&amp;nbsp;» aurait voulu étouffer sous la cendre des désillusions philosophiques et théologiques, le feu sacré d'une théologie mystique ! Ainsi nos oreilles se retrouvent-elles au prise avec ce paradoxe mystagogique : une musique moderne mais qui répand auditivement une authentique mystique chrétienne, celle des premiers siècles, celle de la «&amp;nbsp;physique&amp;nbsp;» spirituelle de saint Grégoire de Nysse. Et, d'autant plus «&amp;nbsp;authentiquement&amp;nbsp;» chrétienne que, précisément elle est moderne et ne cherche jamais à «&amp;nbsp;singer&amp;nbsp;» la, tout aussi, authentique musique liturgique de l'Eglise. Ici également, pas plus que l'opposition idolâtre traditionnelle/moderne, l'opposition sacré/profane ne devrait tenir. Pour le christianisme elle ne peut tenir, il y a la musique liturgique, «&amp;nbsp;circonscrite&amp;nbsp;» (si l'on peut dire) dans l'église, dans le culte; mais très largement inspirée par les multiples musiques des peuples; de cette gentilité qui s'est infondue dans le Corps de l'Eglise. Mais, musique qui se répand aussi à l'extérieur car les portes de l'église ne sont jamais entièrement closes et qu'après la Liturgie les fidèles sont appelés à féconder le monde «&amp;nbsp;extérieur&amp;nbsp;». Comme l'Esprit, qu'elle porte, la musique «&amp;nbsp;circule&amp;nbsp;». Alors, pourquoi donc le black-metal, l'electro-pop, les musiques industrielles, le «&amp;nbsp;gothic&amp;nbsp;» se verraient-ils désavouer en tant que messagers utiles et capables (&lt;i&gt;capax Dei&lt;/i&gt;) quand une pièce aussi véritablement «&amp;nbsp;moderne&amp;nbsp;» de John Tavener se verrait attribuer les louanges d'un jury expert en «&amp;nbsp;tradition&amp;nbsp;» ... mais de laquelle ? La «&amp;nbsp;Tradition Primordiale&amp;nbsp;» ne pouvant s'exprimer dans un langage propre ... vouloir lui en inventer un voilà qui serait proprement moderniste et, pour le coup, farouchement «&amp;nbsp;anti-traditionnel&amp;nbsp;» !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Or, pour ce qui est du christianisme il nous dit de lui-même ce qui peut ou non, et comment, l'exprimer «&amp;nbsp;traditionnellement&amp;nbsp;» ! Nous l'évoquions plus haut, pour la tradition chrétienne le modernisme ne peut être qu'un faux problème ou une «&amp;nbsp;idole&amp;nbsp;», une «&amp;nbsp;idole&amp;nbsp;» inversée, mais une idole tout de même. Le problème c'est la chute et l'opacité de l'homme, opacité à la lumière «&amp;nbsp;sans déclin&amp;nbsp;», la lumière pascale, opacité aux «&amp;nbsp;énergies divines&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;l'objectivation&amp;nbsp;» du monde pour reprendre la terminologie berdiaévienne. L'ère «&amp;nbsp;moderne&amp;nbsp;» est une époque, un phénomène temporel comme la tradition chrétienne en a traversée tant et tant, et c'est, précisément cette incarnation dans l'histoire, cette inhumanation, qui la fonde; le machinisme, le consumérisme, la gestion totalitaire du «&amp;nbsp;vivant&amp;nbsp;», le nihilisme ... voilà ce qui s'oppose à la Clarté bienfaisante de la mystique chrétienne, que les temps soient «&amp;nbsp;modernes&amp;nbsp;» ou non. Ainsi des musiques dites «&amp;nbsp;industrielles&amp;nbsp;» ou bruitistes chrétiennes pourraient-elles s'inspirer de ce souvenir de Mère Marie (Skobtsov) qui évoquait les immigrés russes, ouvriers d'usines, récitant, au vacarme rythmé des machines, la prière de Jésus...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;C'est le monde «&amp;nbsp;chuté&amp;nbsp;» qui est le problème, autant dire l'homme ... il est aussi la solution.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Certes la musique est un merveilleux moyen de pacifier l'homme, de l'amener vers une «&amp;nbsp;réflexion&amp;nbsp;» intérieure; certes l'aspect souvent brutal des musiques modernes peut sembler contradictoire avec ce «&amp;nbsp;but&amp;nbsp;», mais nous devons précisément tenir compte de «&amp;nbsp;l'époque&amp;nbsp;» et du contexte. Sinon nous sombrons dans le flou du nihilisme soft du new-age et des secondes religiosités, car s'il ne peut s'agir d'avoir un impact politique et social sur le monde (utopie de la théologie de la libération) il ne peut s'agir non plus de se «&amp;nbsp;désincarner&amp;nbsp;» de se «&amp;nbsp;désincarcérer&amp;nbsp;» puisque précisément il est nécessaire de TOUT transfigurer ! La violence de nos temps est celle de l'homme contre lui-même, contre Dieu. De jeunes chrétiens au Liban, en Palestine baigné conjointement dans les hymnes liturgiques et la musique rap peuvent parfaitement mettre leur foi dans cette musique contemporaine et l'ouvrir à Dieu, l'offrir à Christ car le monde doit être littéralement «&amp;nbsp;renversé&amp;nbsp;» !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Cette musique ne peut se concevoir qu'à l'extérieur de l'église, évidemment ! La vraie violence, à notre sens, c'est de faire entrer une batterie ou un synthétiseur (voire même un orgue !!) dans une célébration liturgique ! Le monde «&amp;nbsp;extérieur&amp;nbsp;», le monde «&amp;nbsp;chuté&amp;nbsp;» (qui n'est ni la Création originelle, ni le monde rédimé !!) est violent, et quant au royaume «&amp;nbsp;à venir&amp;nbsp;» : «&amp;nbsp;les violents s'en emparent&amp;nbsp;» ! Considérons donc un instant le paradoxe, qui n'est pas moins étourdissant que celui que nous exposons, de la violence, du langage cette fois, dans les Psaumes, dont nous savons pourtant les vertus pacificatrices ... (&lt;i&gt;Je vous assure devant Dieu et son Christ qu'un seul psaume suffit à nous sauver si nous le comprenons et l'observons&lt;/i&gt;.&amp;nbsp; Abba Pachôme.)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;L'attitude et la pensée «&amp;nbsp;traditionaliste&amp;nbsp;» qui consiste à vouloir retrancher du monde tout ce qui est négativement moderne, à refuser à toute expression artistique le label «&amp;nbsp;traditionnel&amp;nbsp;» si celle-ci n'est pas en conformité avec certains codes, certaines normes, s'avère cruellement stérile et, paradoxalement, essentiellement «&amp;nbsp;moderniste&amp;nbsp;». Ainsi une certaine forme musicale médiévale populaire serait éminemment porteuse de secrets ésotériques et, les chansons «&amp;nbsp;rock&amp;nbsp;» de quelque artiste contemporain ne pourrait véhiculer, au mieux, que sentimentalité médiocre; au pire, bestialité ou satanisme (autre paradoxe car ces musiques seraient donc capables de porter certaines «&amp;nbsp;influences spirituelles&amp;nbsp;» et pas d'autres !).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Les &lt;i&gt;Carmina Burana&lt;/i&gt; seraient nécessairement d'une haute tenue spirituelle, une composition de «&amp;nbsp;metal&amp;nbsp;», quand bien même son auteur serait authentiquement chrétien, relèverait nécessairement de la «&amp;nbsp;contre-tradition&amp;nbsp;» ? Ces oeuvres médiévales sont; loin d'être intemporelles, le fait d'une époque, d'un strict cadre spatio-temporel; certes elles ont su participer de cette nécessaire percée de l'Esprit, dans le monde précisément; il n'en demeure pas moins que certaines (par exemple les &lt;i&gt;Cantigas de Santa Maria&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;, compositions, rappelons-le non-liturgiques, populaires, religieuses qui accompagnaient les festivités des pèlerins&lt;/span&gt;) durent, elles aussi, apparaître pour le moins «&amp;nbsp;non-traditionnelles&amp;nbsp;» à certains esprits religieux de leur temps. Dont acte, la musique populaire peut être à caractère religieux, ou non. En Occident, il se trouve, que les musiques «&amp;nbsp;rock&amp;nbsp;», électroniques ... ont une filiation plus direct avec l'art des chansons du haut ou du bas Moyen Age que les actuelles musiques savantes. Sir Tavener à parfaitement raison lorsqu'il affirme : «&amp;nbsp;Une musique qui ne peut être chantée ce n'est pas de la musique.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Evidemment l'utilisation de la «&amp;nbsp;technique moderne&amp;nbsp;» pose problème aux normes traditionalistes, en particulier celle des machines ou des ordinateurs. En effet, un ordinateur, une machine c'est froid, laid et impersonnel ! Notre époque ne l'est-elle pas, ne sommes-nous pas tout cela nous aussi ? Or, toute «&amp;nbsp;réalisation spirituelle&amp;nbsp;» ne peut être envisagée qu'à partir de ce que nous sommes, &lt;i&gt;hic et nunc&lt;/i&gt; (principe souvent rappelé par Guénon lui-même) ! D'expérience nous savons que ces musiques furent, pour beaucoup de leurs sectateurs, un «&amp;nbsp;tremplin&amp;nbsp;» vers une spiritualité authentique et approfondie, même, et souvent, paradoxalement, grâce à des passages à travers une religiosité faisandée ou une métaphysique truandée qui accompagnent sociologiquement ces «&amp;nbsp;mouvements&amp;nbsp;» musicaux. Le tout est de savoir «&amp;nbsp;qui&amp;nbsp;» se tient derrière la machine, qui, en dernière analyse s'avère n'être rien de plus, rien de moins, qu'une «&amp;nbsp;technique&amp;nbsp;». Or, la technique est étymologiquement un «&amp;nbsp;art&amp;nbsp;» ! Donc, savoir «&amp;nbsp;qui&amp;nbsp;» se tient derrière, qui use de technique ? Un individu ? Ou une «&amp;nbsp;personne&amp;nbsp;», une «&amp;nbsp;hypostase&amp;nbsp;» ce que doit être, en définitive tout baptisé conséquent ! Autant les machines peuvent constituer une anthropologie «&amp;nbsp;négative&amp;nbsp;» autant l'ascèse chrétienne révèle la spécificité d'une intelligence qui n'est pas uniquement cérébrale (intelligence «&amp;nbsp;cardiaque&amp;nbsp;»), que, paradoxalement, le développement des intelligences artificielles pourrait venir confirmer ! Ainsi le duo homme – machine, peut s'avérer, au sein de la créativité chrétienne une figure de l'antinomie, collaboration et combat en formant les deux termes. En outre une certaine approche de la technique machinique peut permettre l'émergence d'une conscience authentiquement apophatique vis-à-vis d'une vision naturaliste et panthéiste du monde !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal&quot;&gt;Dans une note de son ouvrage Jean Biès rapporte une expérience «&amp;nbsp;coquace&amp;nbsp;» : certains cristaux réagiraient de façons notoirement différentes à la diffusion de musique très différentes, d'un côté Mozart, réaction harmonieuse; de l'autre un titre de black metal «&amp;nbsp;sataniste&amp;nbsp;», réaction, «&amp;nbsp;évidemment&amp;nbsp;», moins harmonieuse ...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;Sommes-nous donc des cristaux ? Le cristal réagissait-il aux ondes sonores ou aux «&amp;nbsp;influences spirituelles&amp;nbsp;» ? Un autre cristal aurait-il «&amp;nbsp;réagit&amp;nbsp;» différemment ? La science expérimentale est-elle le maître-étalon de la spiritualité ? En sommes-nous encore réduit à un monisme naturaliste ? La démonstration est un peu courte ! Où est, dans cela la place de la «&amp;nbsp;personne&amp;nbsp;» ?&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;Dans un autre ouvrage Sir Tavener déclarait : «&amp;nbsp;L'homme peut faire les bruits les plus affreux avec sa bouche ou un instrument, mais il ne peut rien créer de nouveau, seul le Christ peut faire les choses nouvelles.&amp;nbsp;» En effet ! Mais cela est vrai aussi de la beauté ! En outre c'est bien au milieu de l'humilité, de la pauvreté, de la misère, de la méchanceté, de la dureté, voire de la laideur que c'est véritablement révélé la «&amp;nbsp;vraie lumière&amp;nbsp;» !&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;La violence, la laideur, la non-musicalité de certaines expressions artistiques peuvent être les révélateurs apophatiques d'une beauté, d'une paix et d'un silence qui ne sont «&amp;nbsp;pas de ce monde&amp;nbsp;», face aux beautés stériles, aux sérénités feintes et hypocrites de «&amp;nbsp;ce monde&amp;nbsp;» !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;La musique peut être un instant d'éternité, elle peut être le «&amp;nbsp;corps&amp;nbsp;» paradoxalement immatériel de la contemplation, oui ! Mais elle peut, tout aussi légitimement, être l'exaltation, la joie infinie, l'exubérance ainsi que la colère ! Par sa «&amp;nbsp;laideur&amp;nbsp;», par le bruit elle peut aussi montrer le «&amp;nbsp;mufle&amp;nbsp;» de l'humaine condition, de la création dé-figurée en attente d'être trans-figurée ! Colère, oui, contre le monde soumis au péché aussi bien qu'ineffable tendresse devant la promesse qui affleure parfois dans la nature.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Les outrances sonores sont aussi le langage de la souffrance. Le traditionalisme dans ses expressions les plus sèches oublie trop, avec une certaine «&amp;nbsp;morgue&amp;nbsp;» impersonnaliste, cette souffrance de la perte, souffrance prise en compte, assumée jusqu'à ses ultimes conséquences par le Christ Lui-même. Le spiritualisme se double d'une forme de sur-humanisme qui ne veut pas voir ceci que la nature humaine du Christ est allée jusques au seuil de «&amp;nbsp;l'athéisme&amp;nbsp;» : «&amp;nbsp;Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m'as-tu abandonné ?&amp;nbsp;». Il ne s'agit pas de sentimentalisme mais, précisément, du plus strict réalisme théologique !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Ceci ne signifie nullement qu'il nous viendrait à l'esprit de vouloir «&amp;nbsp;sanctifier&amp;nbsp;» toutes les formes musicales modernes et leurs outrances, d'ailleurs en quel nom le ferions-nous ? Mais, en tant que chrétien, musicien et lecteur admiratif de René Guénon et de certains «&amp;nbsp;traditionalistes&amp;nbsp;» il nous semble juste de remettre certaines réalités en place face à des fantasmes de pureté rigoristes et stérilement passéistes, signes d'une incompréhension latente. L'idée que l'Esprit souffle où Il veut peut, bien évidemment, devenir prétexte à approuver n'importe quelle oeuvre, néanmoins, le christianisme offre plus que l'application sèche, contraignante et rigide de «&amp;nbsp;normes traditionnelles&amp;nbsp;» , si il s'essaie à l'honnêteté la plus simple, il est Voie, Vérité, Vie ! La pensée traditionaliste, malgré d'indéniables qualités, semble avoir décidément une peur terrible de la liberté de l'homme !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;L'approche de cette problématique par Nicolas Berdiaev nous semble de loin plus judicieuse et à même de fournir, sinon, une solution, du moins une forme de résolution tout à fait conforme au grand courant de la &lt;i&gt;paradosis&lt;/i&gt; chrétienne. Berdiaev notait que le christianisme a brisé la «&amp;nbsp;perfection close des formes antiques&amp;nbsp;» et ainsi suscité dans les recherches de l'art «&amp;nbsp;une exigence inlassable de dépassement, une nostalgie d'infini&amp;nbsp;». Dans son livre sur Berdiaev, Olivier Clément notait quant à lui :&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;La musique semble l'emporter particulièrement à notre époque qui est une apocalypse dans l'histoire. La culture aujourd'hui éclate, elle est peu capable de s'incarner plastiquement dans les arts de l'espace, qui sont arts de synthèses, d'installation, de stabilité. C'est pourquoi la musique semble s'imposer aux autres arts et dissoudre leurs formes [...] Tout devient in-forme, fluide, étrange musique des eaux, eaux diluviales, peut-être baptismales, où meurt l'humanisme moderne et se prépare – quoi ? Une résurrection dans l'histoire même, c'est-à-dire un renouvellement de la culture [...] La création, à notre époque, est souvent une descente aux enfers qui tantôt s'ouvre sur le néant, tantôt, comme l'a génialement montré Dostoïevski, sur le Christ descendu en enfer pour s'interposer à-jamais entre le néant et nous. Ainsi se mêlent en s'affrontent la «&amp;nbsp;divino-humanité&amp;nbsp;» et la «&amp;nbsp;bestialo-humanité&amp;nbsp;». Pour ceux qui veulent prophétiquement servir l'Esprit, l'art et la vie doivent se rejoindre aujourd'hui dans l'exigence de passer des symboles aux réalités, afin de &lt;b&gt;tout illuminer même l'enfer.&lt;/b&gt; La sainteté change la vie, mais d'un seul individu, la création veut changer le monde mais s'y enlise; l'une et l'autre préparent aussi, mais partiellement, dans la dissociation, le Royaume qui sera Royaume de Dieu mais aussi de l'Homme, de l'Anthropos face de Dieu, le Royaume de la terre céleste et du ciel terrestre, le Royaume de la beauté. &lt;b&gt;Tout acte authentiquement créateur a une importance pour l'éternité&lt;/b&gt;. Le Royaume ne peut se réaliser dans les conditions de ce monde, sa venue exigera non seulement une préparation mais une effraction. Pourtant cette intervention de la transcendance ne peut-être que divino-humaine, selon la christologie de l'homme adopté dans le Fils : &lt;b&gt;la part de l'homme&lt;/b&gt;, alors, &lt;b&gt;c'est de miner l'objectivation&lt;/b&gt;, c'est de faire un instant, mais un instant qui laissera un long sillage, monter à la surface de l'histoire incandescente secrète. Le paradoxe est irréductible : aucun des actes créateurs de l'homme ne réussit à incarner durablement le choc du métahistorique, même, voire surtout, la sainteté qui reste souvent isolée , crucifiée ou commercialisée; simultanément par la grâce de la Croix, &lt;b&gt;tout acte créateur est eschatologique&lt;/b&gt; et marque la «&amp;nbsp;fin de ce monde&amp;nbsp;» et l'avènement du Royaume. L'acte créateur échoue dans la mesure où il ne réussit pas à mettre fin à «&amp;nbsp;ce monde&amp;nbsp;». Il réussit parce qu'il prépare la transfiguration du vrai monde. L'instant où il anticipe cette transfiguration est absorbé, par le «&amp;nbsp;point&amp;nbsp;» du temps spirituel, du temps investi par l'immortalité.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Pour conclure, bien qu'il y aurait encore bien des choses à dire, il nous semble que Jean Biès et John Tavener se sont arrêtés sur des «&amp;nbsp;catégories&amp;nbsp;», de très belles et de très sages catégories mais des «&amp;nbsp;catégories&amp;nbsp;» tout de même, qui ne sont pas loin de se muer en systèmes clos et satisfaits d'eux-mêmes ... A dire vrai le «&amp;nbsp;traditionalisme&amp;nbsp;» ne nous semble plus être le lieu d'ouverture qu'il a pu être, peut-être ne le fut-il en fait que quelque fois et pour quelques uns, mais tout au plus un système philosophique de plus, en plus de tous les autres qui n'en finissent plus de se mordre la queue (à défaut de mordre les autres ...), un système qui ressemble finalement, de près ou de loin, à ceux qui se multipliaient à l'époque des premiers Pères, gnosticisme plus ou moins hébraïsants, ou néo-platonisant, essayant à toutes forces d'inclure les perspectives de Plotin ou de quelques autres ...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Sir Tavener, avec une approche guénonienne du monde moderne alliée à un véritable et fructueux enracinement dans la tradition vivante de l'orthodoxie composait des pièces admirables, admirables de tension mystiques, d'élans «&amp;nbsp;érotique&amp;nbsp;» (au sens de Grégoire de Nysse), d'une modernité «&amp;nbsp;non-moderniste&amp;nbsp;» qui faisait éclater les énergies de l'Esprit au sein d'un espace contemporain qui s'écartelait devant cette terrible beauté, cette folie des âges ... Il a, à notre sens, choisit désormais une voie moins radicale ... il a épousé la sagesse du monde en voulant offrir à la métaphysique de Schuon une expression inexprimable ... Il y a dans ce choix une orientation beaucoup plus «&amp;nbsp;contestable&amp;nbsp;» que dans celui qui, au jour le jour, mène de jeunes créateurs chrétiens à «&amp;nbsp;miner l'objectivation&amp;nbsp;» du monde, à imposer à la sagesse du monde la folie de la Croix !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Ce qui pose souci ce n'est pas le choix de Sir Tavener, respectable, comme tous les choix d'un homme digne de ce nom, ou celui de Jean Biès de ne poser aucune distinction entre les différentes étapes artistiques et philosophiques du compositeur qu'il entend encenser, ce qui pose souci c'est le jugement porté, consciemment ou non, par deux esprits brillants sur l'acte créateur, sur la musique contemporaine dans son ensemble jugée, à l'emporte pièce à l'aune de normes qui n'ont plus court depuis des lustres dans la partie habitée du monde à laquelle sont destinées leurs oeuvres ...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>Eco-logique</title>
                <link>http://thierryjolif.hautetfort.com/archive/2008/06/19/eco-logique.html</link>
                <author>noreply@ (Thierry)</author>
                                                <category>Philosophie</category>
                                                <pubDate>Thu, 19 Jun 2008 21:19:46 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;Parution sur la Talvera d'un essai à propos du dossier décroissance du dernier numéro de CONTRLITTERATURE :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://talvera.hautetfort.com/archive/2008/06/19/un-saut-hors-de-la-nature.html&quot;&gt;http://talvera.hautetfort.com/archive/2008/06/19/un-saut-hors-de-la-nature.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>Fedorov</title>
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                <author>noreply@ (Thierry)</author>
                                                <category>Philosophie</category>
                                                <pubDate>Thu, 12 Jun 2008 20:44:57 +0200</pubDate>
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                     &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://thierryjolif.hautetfort.com/media/01/00/510326711.jpg&quot; alt=&quot;Pasternak_fedorov.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1067238&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>Nikolai Berdyaev</title>
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                <author>noreply@ (Thierry)</author>
                                                <category>Philosophie</category>
                                                <pubDate>Sat, 07 Jun 2008 23:26:09 +0200</pubDate>
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                     &lt;img src=&quot;http://thierryjolif.hautetfort.com/media/00/00/145510827.jpg&quot; alt=&quot;berdiaev 1948.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1057515&quot; name=&quot;media-1057515&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://thierryjolif.hautetfort.com/media/00/01/739832372.jpg&quot; alt=&quot;berdiaev cari.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1057517&quot; name=&quot;media-1057517&quot; /&gt; 
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                <title>Contrelittérature nouveau</title>
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                <author>noreply@ (Thierry)</author>
                                                <category>Philosophie</category>
                                                <pubDate>Sat, 07 Jun 2008 22:48:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;La nouvelle occurence de l'excellente revue CONTRELITTERATURE vient de paraître, le coeur de la revue s'articule autour de l'Art caché et de la &quot;décroissance&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://thierryjolif.hautetfort.com/media/00/00/283434225.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1057468&quot; src=&quot;http://thierryjolif.hautetfort.com/media/00/00/831110043.jpg&quot; alt=&quot;contrelit 21.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1057468&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette revue ne se veut pas un &quot;lieu&quot; elle est un lieu, un lieu où ça parle et ça dit, où ça pense ! c'est déjà tellement rare !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://thierryjolif.hautetfort.com/media/00/00/283434225.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On en vient à se dire qu'il faudrait qu'une telle initiative soit quotidienne ... Recevoir cet assemblage de mots-pensées, de mots pensés chaque jour en lieu et place des allumes-feu imprimés qui peuplent les kiosques de notre déprimé et périmé hexagone ...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Après, bien sûr, il faut s'y coller, et pour ne pas faire offense aux mots pesés et pensés, alors oui, il faut bien oser s'y coller aussi et y aller de sa pensée, juste pour voir un peu ...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par exemple (et nous reviendrons surement, peut-être ailleurs ...) faut-il vraiment que les chrétiens fassent encore un effort pour devenir écologistes ... ? Bon par pur esprit de contradcition je dirais plutôt qu'il serait temps que les écologistes fassent un effort pour devenir chrétien... Je me souviens aussi que pour quelques uns, y a pas si longtemps, pour un Berdiaev, un Mounier, il était encore évident que le &quot;but&quot;, la &quot;destination&quot; de l'homme pour un chrétien c'était la &quot;divinisation&quot;, la déification de l'homme et, par lui, en Christ, la transfiguration totale, donc humaine de l'entièreté du créé ...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il fait bon penser les mots, mais il s'agit toujours d'être sur le qui vive, faire attention à ce que les mots ne finissent pas par vous penser, c'est le stade qui précède la liquéfaction complète du sens ... Il est des mots dont il faut se garder, s'éloigner ! ne pas craindre de s'en faire des nouveaux ... Si nous sommes vraiment du Christ, nous n'avons pas à craindre cela, imposer au monde de la chute nos mots nouveaux pour ne pas nous dissoudre dans les siens ... Soyons vraiment Contrelittéraires !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;http://talvera.hautetfort.com&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://thierryjolif.hautetfort.com/media/00/00/283434225.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Paques</title>
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                <author>noreply@ (Thierry)</author>
                                <pubDate>Tue, 27 May 2008 20:43:11 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://thierryjolif.hautetfort.com/media/01/02/1183378634.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://static.hautetfort.com/backend/blogs/images/extras/podcast.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;podcast&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://static.hautetfort.com/backend/blogs/images/extras/dewplayer.swf?son=http://thierryjolif.hautetfort.com/media/01/02/1183378634.mp3&quot; width=&quot;200&quot; height=&quot;20&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://static.hautetfort.com/backend/blogs/images/extras/dewplayer.swf?son=http://thierryjolif.hautetfort.com/media/01/02/1183378634.mp3&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;pluginspage&quot; value=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt; Le tropaire pascal de l'Eglise orthodoxe du Japon !! 
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                <title>Musique, modernité et traditionalisme : confusion et sacralité</title>
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                <author>noreply@ (Thierry)</author>
                                                <category>Spiritualité chrétienne</category>
                                                <pubDate>Thu, 22 May 2008 20:35:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;Musique, modernité et traditionalisme : confusion et sacralité&lt;img width=&quot;79&quot; src=&quot;http://thierryjolif.hautetfort.com/media/01/01/1188174463.gif&quot; alt=&quot;john-tavener-lenchanteur.gif&quot; height=&quot;115&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1067224&quot; name=&quot;media-1067224&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;A propos de &lt;i&gt;John Tavener, l'enchanteur&lt;/i&gt; de Jean Biès (seconde édition).&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;BIENTOT LA VERSION DEFINITIVE !&lt;/font&gt;&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Une encyclopédie souterraine</title>
                <link>http://thierryjolif.hautetfort.com/archive/2008/05/15/une-encyclopedie-souterraine.html</link>
                <author>noreply@ (Thierry)</author>
                                                <category>Philosophie</category>
                                                <pubDate>Thu, 15 May 2008 21:36:27 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Qu'est ce que l'Encyclopédie du Souterrain ? Un labyrinthe virtuel à propos du réel ! Un décodage encodant des courants souterrains de l'histoire, l'analyse alpha-numérique de l'historiologie contemporaine ...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Divers sites internet se sont ligués et entrecroisent leurs verbes pour tisser une toile qui détrame le filet des mots faux qui veulent s'imposer !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://encyclopediedusouterrain.blogspot.com/&quot;&gt;http://encyclopediedusouterrain.blogspot.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>quand je suis ?</title>
                <link>http://thierryjolif.hautetfort.com/archive/2008/05/13/quand-je-suis.html</link>
                <author>noreply@ (Thierry)</author>
                                                <category>Spiritualité chrétienne</category>
                                                <pubDate>Tue, 13 May 2008 21:01:40 +0200</pubDate>
                <description>
                     &amp;nbsp; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;«&amp;nbsp;En ma qualité de terre, je suis attaché à la vie d'ici bas, mais étant aussi une parcelle divine, je porte dans mon sein le désir de l'éternité.&amp;nbsp;» Grégoire de Naziance.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Quand je pense au Seigneur je suis, quand je L'oublie je m'éteins,&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Ne suis plus rien.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Que je L'oublie c'est le vide qui vit en moi, quand je pense au Tout-Puissant, seulement, je suis,&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Car Il est Celui qui Est.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Car Lui franchit l'abime qui me sépare de Sa Bonté, moi, l'insignifiant, lui l'Insigne !&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Car Lui se souvient de moi à chaque instant.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Qui comprendra ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Qui peut comprendre ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;«&amp;nbsp;Les créatures sont posées sur la parole créatrice de Dieu comme sur un pont de diamant, sous l'abîme de l'infinité divine, au dessus de l'abîme de leur propre néant.&amp;nbsp;» Philarète de Moscou.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;De Sa Toute-Puissance Il se dépouille, pour moi, Il se fait misérable et indigne, Il se fait bon jusqu'à la faiblesse, Lui dont la Bonté est éternelle. Bon jusques à la faiblesse, Lui le Glorieux.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Qui comprendra que Sa Force est dans Sa «&amp;nbsp;faiblesse&amp;nbsp;». Car, Sa «&amp;nbsp;faiblesse&amp;nbsp;» est Amour. Car seul la Force infinie et éternelle peut transcender sa propre puissance, s'affranchir de sa gloire pour, dans l'infinie faiblesse rendre le plus faible plus fort que la mort.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Sa faiblesse est Amour absolu.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Amour absolu !&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Je le désir, Lui me désir plus encore !&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Je me cherche là où je ne suis pas ...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Comme j'aime ma petite personne, c'est cela le plus détestable ...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Je les connait pourtant mes mensonges, mes orgueilleuses pensées, mes égoïsmes mortifères, mes lachetés, mes insensibilités ... je les sais, je les sais mais sur un mode tout intellectuel et alors ... Alors je les vois mais je veux les garder, juste les éloigner ... oui les éloigner même si je sais aussi qu'ils me masquent la Présence du Roi des rois, qui archi-humblement, attend, attend à la porte de mon coeur, qui m'attend devant la lourde porte de pierre et d'acier glacial que j'ai installé là, qui m'attend outragé et humilié dans la brise tranchante que mes passions continuelles ont posté là en gardien intraitable de mes fautes innombrables et continues.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;«&amp;nbsp;Amour divin et amour humain doivent se résumer avant tout dans l'établissement des relations adéquates, la juste relation avec Dieu, avec les autres, avec soi.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Archevêque Anthony Bloom.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Dieu s'est fait homme ... mais le chemin nous ne le terminons pas, le chemin n'est fait qu'à moitié; s'Il s'est fait tel pour nous c'est pour nous offrir de franchir l'abîme vide du péché pour rejoindre l'abîme de l'infinité divine, pour nous conjoindre à l'abîme plein de l&amp;nbsp;'Agapè. Mon coeur est vide, plein de péchés; donc vide, car le péché c'est toujours un vide ...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;«&amp;nbsp;Le pauvre n'est pas tant celui qui ne possède pas que celui qui désire ce qu'il ne possède pas.&amp;nbsp;» saint Jean Chrysostome.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
                </description>
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                <title>Musique, modernité ...</title>
                <link>http://thierryjolif.hautetfort.com/archive/2008/05/06/musique-modernite.html</link>
                <author>noreply@ (Thierry)</author>
                                                <category>Spiritualité chrétienne</category>
                                                <pubDate>Tue, 06 May 2008 20:37:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &amp;nbsp; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Musique, modernité et traditionalisme : confusion et sacralité;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;A propos de &lt;i&gt;John Tavener, l'enchanteur&lt;/i&gt; de Jean Biès (1).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Nous avons souvent, et beaucoup, aimé de nombreuse pages de Jean Biès, nous avons aussi, et nous continuons, beaucoup aimé de nombreuse oeuvres de Sir Tavener, nous aurions donc pu être tout à fait laudatifs et enthousiaste dans le compte-rendu de cet ouvrage qui réunit deux personnalités que nous respectons et admirons, à dire le moins. Soulignons par avance que, malgré ce qui ici nous sépare nous avons pris plaisir à lire ce livre, et même que, certaines pages nous aurons procurer un vif plaisir, lignes admirables à propos de pièces admirables.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Néanmoins, nous souhaitons profiter de la parution de ce livre pour éclairer quelques éléments, selon nous, assez singuliers et un peu gênants, en soulignant par avance que ceci n'engage que nous, bien évidemment.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Tout d'abord, dès les premières pages, l'Auteur; chrétien orthodoxe, comme l'est aussi le compositeur sujet du livre, alors qu'il pourrait proposer des musiques actuelles une vision inspirée par les vues de l'Eglise Orthodoxe sur le sujet, préfère s'en remettre à la position systématique d'un certain traditionalisme (ou pérennialisme) et récuser à ces musiques tout «&amp;nbsp;droit&amp;nbsp;» à l'Esprit ou, à tout le moins, à toute forme d'esprit de tradition. Or, et c'est précisément là que le bas blesse, car, à strictement parler, aussi inspirée par des formes traditionnelles soit-elle, la musique de Sir Tavener n'en demeure pas moins une musique «&amp;nbsp;moderne&amp;nbsp;», elle n'est, qu'elle qu'en soit la «&amp;nbsp;forme&amp;nbsp;» ni liturgique ni sacrée, au seins plénier de ces termes.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Loin de nous, néanmoins, de rejoindre les critiques qui vouent aux gémonies l'oeuvre générale de John Tavener, et vont jusqu'à le juger apostat, à cause de l'influence sensible de la pensée de Frithjof Schuon qu'il revendique et laisse apparaître clairement dans ces compositions les plus récentes. Nous ne partageons pas cet enthousiasme, et, à notre goût, la tension mystique qui se dégageait d'oeuvres majeures, et essentiellement chrétiennes, tel que «&amp;nbsp;Praises and Lamentations&amp;nbsp;» ou même «&amp;nbsp;Total Eclipse&amp;nbsp;», est loin d'être atteinte dans les compositions «&amp;nbsp;mixtes&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;pérennialistes&amp;nbsp;» de ces dernières années. En cause, à notre humble avis, précisément ce fait que la «&amp;nbsp;tradition unanime&amp;nbsp;» à laquelle se réfère ces musiques n'a pas d'existence incarnée, pas de «&amp;nbsp;corporéité&amp;nbsp;» virtuellement porteuse de l'Esprit !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Précisons un peu ! Tout d'abord nous rappellerons cette important paragraphe tiré des «&amp;nbsp;Fondements de la doctrine sociale de l'Eglise&amp;nbsp;», émanant du Saint Synode de l'Eglise Russe :&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&quot;L'iconographe, le poète, le philosophe, le musicien, l'architecte, l'acteur et l'écrivain orthodoxes se tournent vers les moyens artistiques pour exprimer l'expérience de la régénération spirituelle qu'ils ont connue et qu'ils souhaitent partager avec tous... L'Eglise aide la culture à dépasser l'activité purement terrestre : en proposant un chemin de purification des coeurs et d'union au Créateur, elle ouvre la culture à la collaboration avec Dieu. La culture profane est apte à porter la Bonne Nouvelle... Tous les styles artistiques conviennent à l'annonce de l'Evangile, si l'intention de l'artiste est sincèrement pieuse et s'il est lui-même fidèle au Seigneur&quot;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;voilà qui est clair ! Ce ne sont pas les écrivains traditionalistes, aussi brillant soient-ils qui déterminent au nom de principes abstraits extrapolés à partir d'un comparatisme parfois singulièrement figé ce qui relève ou nom de l'Esprit mais bel et bien l'Esprit Lui-même en collaboration avec la collégialité de l'Eglise (Sa «&amp;nbsp;catholicité&amp;nbsp;», &lt;i&gt;sobornost&lt;/i&gt;) ! Il apparaît de plus en plus clairement que le «&amp;nbsp;modernisme&amp;nbsp;» soit un faux problème, voire une «&amp;nbsp;idole&amp;nbsp;».&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Une composition telle que «&amp;nbsp;Total Eclipse&amp;nbsp;», avec l'utilisation en dissonance, du saxophone, est une pièce «&amp;nbsp;moderne&amp;nbsp;», il ne peut en être autrement, elle nous est contemporaine et use dans sa sève même, des structures, non seulement, musicales, mais mentales qui ne pourraient en aucun cas être venues d'une autre «&amp;nbsp;époque&amp;nbsp;». Par contre elle utilise aussi l'héritage de la tradition musicale byzantine d'Orient, elle fait pénétrer au coeur d'une «&amp;nbsp;modernité&amp;nbsp;», certes chrétienne, mais non «&amp;nbsp;orientale&amp;nbsp;», le feu sacré que l'Occident «&amp;nbsp;moderne&amp;nbsp;» aurait voulu étouffer sous la cendre des désillusions philosophiques et théologiques, le feu sacré d'une théologie mystique ! Ainsi nos oreilles se retrouvent-elles au prise avec ce paradoxe mystagogique, une musique moderne mais qui répand auditivement une authentique mystique chrétienne, celle des premiers siècles, celle de la «&amp;nbsp;physique&amp;nbsp;» spirituelle de saint Grégoire de Nysse. Et, d'autant plus «&amp;nbsp;authentiquement&amp;nbsp;» chrétienne que, précisément elle est moderne et ne cherche jamais à «&amp;nbsp;singer&amp;nbsp;» la, tout aussi, authentique musique liturgique de l'Eglise. Ici également, pas plus que l'opposition traditionnelle/moderne, l'opposition sacré/profane ne devrait tenir. Pour le christianisme elle ne peut tenir, il y a la musique liturgique, «&amp;nbsp;circonscrite&amp;nbsp;» (si l'on peut dire) dans l'église, dans le culte; mais très largement inspirée par les multiples musiques des peuples, de la gentilité qui s'est greffée sur le Corps de l'Eglise. , Mais, musique qui se répand aussi à l'extérieur car les portes de l'église ne sont jamais entièrement closes et qu'après la Liturgie les fidèles sont appelés à féconder le monde extérieur. Comme l'Esprit qu'elle porte la musique «&amp;nbsp;circule&amp;nbsp;». Alors, pourquoi donc le black-metal, l'electro-pop, les musiques industrielles, le «&amp;nbsp;gothic&amp;nbsp;» se verraient-ils désavouer en tant que messager utiles et capables (&lt;i&gt;capax Dei&lt;/i&gt;) quand une pièce aussi véritablement «&amp;nbsp;moderne&amp;nbsp;» de John Tavener se verrait attribuer les louanges d'un jury expert en «&amp;nbsp;tradition&amp;nbsp;» ... mais de laquelle ? La «&amp;nbsp;Tradition Primordiale&amp;nbsp;» ne pouvant s'exprimer dans un langage propre ...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Or, pour ce qui est du christianisme il nous dit de lui-même ce qui peut ou non et comment l'exprimer «&amp;nbsp;traditionnellement&amp;nbsp;» ! Nous l'évoquions plus haut, pour la tradition chrétienne le modernisme ne peut être qu'un faux problème ou une «&amp;nbsp;idole&amp;nbsp;», une «&amp;nbsp;idole&amp;nbsp;» inversée, mais une idole tout de même. Le problème c'est la chute et l'opacité de l'homme, opacité à la lumière «&amp;nbsp;sans déclin&amp;nbsp;», la lumière pascale, opacité aux «&amp;nbsp;énergies divines&amp;nbsp;». L'ère «&amp;nbsp;moderne&amp;nbsp;» est une époque, un phénomène temporel comme la tradition chrétienne en a traversée tant et tant, le machinisme, le consumérisme, la gestion totalitaire du «&amp;nbsp;vivant&amp;nbsp;», le nihilisme ... voilà ce qui s'opposent à la Clarté bienfaisante de la mystique chrétienne, que les temps soient «&amp;nbsp;modernes&amp;nbsp;» ou non. C'est le monde «&amp;nbsp;chuté&amp;nbsp;» qui est le problème, autant dire l'homme ... il est aussi la solution.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Certes la musique est un merveilleux moyen de pacifier l'homme, de l'amener vers une «&amp;nbsp;réflexion&amp;nbsp;» intérieure; certes l'aspect souvent brutal des musiques modernes peut sembler contradictoire avec ce «&amp;nbsp;but&amp;nbsp;», mais nous devons précisément tenir compte de «&amp;nbsp;l'époque&amp;nbsp;» et du contexte. Cette musique ne peut se concevoir qu'à l'extérieur de l'église, évidemment ! La vraie violence, à notre sens, c'est de faire entrer une batterie ou un synthétiseur (voire même un orgue !!) dans une célébration liturgique ! Le monde «&amp;nbsp;extérieur&amp;nbsp;», le monde «&amp;nbsp;chuté&amp;nbsp;» (qui n'est ni la Création originelle, ni le monde rédimé !!) est violent, et quant au royaume «&amp;nbsp;à venir&amp;nbsp;» : «&amp;nbsp;les violents s'en emparent&amp;nbsp;» !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Considérons aussi le paradoxe, qui n'est pas moins étourdissant que celui que nous exposons, de la violence, du langage, cette fois, dans les Psaumes, dont nous savons pourtant les vertus pacificatrices ... (&lt;i&gt;Je vous assure devant Dieu et son Christ qu'un seul psaume suffit à nous sauver si nous le comprenons et l'observons&lt;/i&gt;.&amp;nbsp; Abba Pachôme.)&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
                </description>
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                <title>Aimer son prochain</title>
                <link>http://thierryjolif.hautetfort.com/archive/2008/04/18/aimer-son-prochain.html</link>
                <author>noreply@ (Thierry)</author>
                                <pubDate>Fri, 18 Apr 2008 22:14:35 +0200</pubDate>
                <description>
                     &amp;nbsp;Paradoxe, non pas infernal mais salvateur : &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;«&amp;nbsp;Tu aimeras ton prochain comme toi-même.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Le prolégomène est donc induit, il faut d'abord s'aimer soi-même mais non pas son égo illusoire et dominateur, non, son vrai «&amp;nbsp;soi&amp;nbsp;», se connaître et s'aimer ... Les Saints Pères n'avaient pas abandonnés la devise socratique 'gnothi seauthon', ils l'ont «&amp;nbsp;creusé&amp;nbsp;»; passer au creuset, purifié sept fois.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Pourtant, pourtant : «&amp;nbsp;Qui veut sauver son âme la perdra.&amp;nbsp;» !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Pourtant nous sommes pécheurs, et cette conscience d'état nous est exigée !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Pourtant il nous est enseigné qu'il faut «&amp;nbsp;haïr son âme&amp;nbsp;» !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Oui, tout cela est vrai, deux fois vrai : Amen, Amen !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Mais, mais -le mais qui retourne- à la lumière de la Resurrection ne voyons-nous pas que c'est le vieil homme qui veut sauver sa peau, sa «&amp;nbsp;tunique de peau&amp;nbsp;» ? N'oublions-nous pas trop souvent que «&amp;nbsp;duo sunt in homine&amp;nbsp;» ? Ne voyons-nous pas qu'il nous est demandé, commandé de «&amp;nbsp;haïr&amp;nbsp;» le péché, les péchés de notre âme séparée, séparée de l'Amour, de haïr tout ce qui en nous n'est pas agapè ? Ne voyons-nous pas, à cette lumière-là, qu'il nous est impératif d'aimer notre prochain-pécheur (ami ou ennemi) comme nous nous aimons malgré nos péchés ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;La reconnaissance de notre état de pécheur, de «&amp;nbsp;séparé&amp;nbsp;», même la reconnaissance de notre complaisance et de nos faiblesses quant à cet état ne doivent pas nous amener à nous «&amp;nbsp;haïr&amp;nbsp;» nous-mêmes pour aimer nos frères. Comment, ignorant l'amour pourrions-nous le recevoir du Bien-Aimée et le rendre à notre prochain ? Non, nous devons apprendre, du Divin Enseignant, à nous aimer nous «&amp;nbsp;comme&amp;nbsp;» nos frères, c'est-à-dire, en voyant chacun ET nous-mêmes «&amp;nbsp;hors&amp;nbsp;» du péché, précisément DANS la lumière de Sa Sainte Resurrection !&lt;/p&gt; 
                </description>
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                <guid isPermaLink="true">http://thierryjolif.hautetfort.com/archive/2008/03/25/sur-le-neo-chiliasme.html</guid>
                <title>Sur le néo-chiliasme</title>
                <link>http://thierryjolif.hautetfort.com/archive/2008/03/25/sur-le-neo-chiliasme.html</link>
                <author>noreply@ (Thierry)</author>
                                                <category>Spiritualité chrétienne</category>
                                                <pubDate>Tue, 25 Mar 2008 21:21:00 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://thierryjolif.hautetfort.com/media/00/01/467921473.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-922143&quot; src=&quot;http://thierryjolif.hautetfort.com/media/00/01/948711020.jpg&quot; alt=&quot;467921473.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-922143&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;strong&gt;Sur le néo-chiliasme.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Thierry JOLIF&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Sur le néo-chiliasme.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Thierry JOLIF&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;i&gt;Nous nous appuyons sur le roc inébranlable des commandements du Seigneur. Et nous établissons notre défense à l'abri des traditions&lt;/i&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;Saint Nil de la Sora.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;L'Archevêque Averky, de bienheureuse mémoire, avait raison d'affrimer que, plus que tout autre temps, le temps du Grand Carême, est un temps de lutte et de combat spirituel. Il avait également raison d'opposer à cette vérité essentielle de la voie christique, la forme dévoyée qui ce faisait jour à l'heure où il écrivait et prononçait ces paroles empruntes de sagesse patristique. Nul doute qu'aujourd'ui encore, peut-être même plus encore, il s'en trouvera pour stigmatiser ce discours, couvrant la vérité qu'il pointe sous les noms de «&amp;nbsp;radicalisme, fondamentalisme, conservatisme&amp;nbsp;» ou mieux encore «&amp;nbsp;d'obscurantisme&amp;nbsp;», comme le rappelait à juste titre dans son texte l'Archevêque Averky, ceux qui souhaitent s'en tenir à la vérité «&amp;nbsp;connaitront des tribulations&amp;nbsp;».&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;La personne qui, en vue de sa plus large publication, traduisit ce sermon du russe, pourrait apporter un éclairage singulier à l'analyse développée par Vladyka Averky. En effet, le Père Seraphim Rose alors qu'il était encore, pour le monde, Eugène Rose fut un brillant étudiant. Brillant certes mais néanmoins, comme beaucoup de ses contemporains et co-disciples, profondément angoissé par les soubresauts du monde et cherchant avidemment, quoique obscurément, une réponse spirituelle absente de leur environnement. Le Père Seraphim fut un spécialiste affirmé de la langue et de la philosophie chinoise antique, après de violentes crises d'un nihilisme existentiel aigu, il rencontra les écrits de René Guénon et de «&amp;nbsp;l'école&amp;nbsp;» dites «&amp;nbsp;pérennialiste&amp;nbsp;». Il y fit son miel essentiellement des constats d'échec du monde moderne et des raisons tant spirituelles que métaphysiques de ces échecs. Progressivement pourtant, une autre lumière ce fit jour et ostensiblement l'orienta vers la Sainte Eglise Orthodoxe, en l'occurence, puisque vivant aux Etats-Unis vers l'Eglise orthodoxe russe hors-frontière. Sa conversion, d'abord basée sur des critères intellectuels, fut finalement telle qu'il se consacra entièremment à l'Eglise, d'abord en ouvrant une librairie orthodoxe ainsi qu'une imprimerie (avec la bénédiction paternelle de l'Archevêque Jean Maximovitch, saint Jean de Shangai et San Fransisco) dédiée aux écrits spirituels de l'Eglise, ensuite en poursuivant cette oeuvre missionaire particulière au sein d'un «&amp;nbsp;désert&amp;nbsp;» en fondant la Fraternité Saint Herman.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;La foi du Père Serpahim fut, à ses débuts, aussi ardente que son nihilisme des années antérieures, comme beaucoup de convertis il en vint à se vouloir plus «&amp;nbsp;orthodoxe que les orthodoxes&amp;nbsp;», plus «&amp;nbsp;russe que les russes&amp;nbsp;», il faudra les épreuves, les oppositions, les conflits et une vie de prière pour ramener le «&amp;nbsp;zélote&amp;nbsp;» à une plus juste considération de ce qu'il nommera lui-même «&amp;nbsp;l'orthodoxie du coeur&amp;nbsp;». Il sut alors concilier une rigueur doctrinale, éclairée par une connaissance profonde des Pères et une intelligence aigue des réalités spirituelles, à une chaleureuse affection. Un équilibre qui le fit respecté de tous ceux qui croisèrent sa route. Il mit, dès lors, toute sa force, toute sa capacité de travail dans un labeur acharné, luttant pour affirmer la droiture et la justesse de la foi orthodoxe, pour l'ouvrir à des «&amp;nbsp;cherchants&amp;nbsp;» de plus en plus nombreux tout en en défendant la complète et stricte intégrité.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;De par son parcours personnel, de par la crise philosophique et spirituelle terrible qu'il avait vécu, le Père Seraphim fut, tout au long de son existence terrestre, très attentif au problèmes des illusions spirituelles. Bien qu'ayant infusé beaucoup de compréhension et de chaleur dans son «&amp;nbsp;zèle&amp;nbsp;», certains reprocheront encore au Père Séraphim des positions que beaucoup de modernistes ne peuvent, évidemment, que reprocher à l'Eglise et à ses moines, néanmoins, le souci majeur du Père Séraphim, bon connaisseur des spiritualités orientales, qui avait eu l'occasion dans ses années d'études d'analyser au plus près les phénomènes modernes des «&amp;nbsp;secondes religiosités&amp;nbsp;», fut toujours de préserver la doctrine spirituelle orthodoxe de tout mélange mortifère, considérant que celle-là se suffisait parfaitement à elle-même et va même bien au-delà de ce que beaucoup de «&amp;nbsp;cherchants&amp;nbsp;» prétendent trouver dans telles ou telles philosophies «&amp;nbsp;antiques&amp;nbsp;». Mais aussi de prévenir ces «&amp;nbsp;cherchants&amp;nbsp;» des risques réels et sérieux qu'ils allaient inévitablement rencontrer, fusse dans leur désir de se mettre à «&amp;nbsp;l'école&amp;nbsp;» de la foi orthodoxe vécue intensément.&lt;/p&gt; 
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