mardi, 27 octobre 2009

Turbo-capitalisme

« La peur nue sera donc aussi peu encline à l'abdication que le capital. » Milosz


Le capitalisme n'est plus une économie, c'est un langage, un langage qui engage nos corps. Une langue qui est comme un coin enfoncé dans la jonction entre âme et corps.


« Or je vous le dis : de toute parole sans fondement que les hommes auront proféré, ils rendront compte au Jour du Jugement. Car c'est d'après tes paroles que tu seras justifiés et d'après tes paroles que tu seras condamné. » Matthieu 12, 36-37


Les capitalistes ne remercieront jamais assez les communistes qui ont asservis les hommes au travail comme à leur seul gloire et honneur. Les capitalistes ne remercieront jamais assez les nationaux-socialistes qui ont asservis les hommes au travail comme à l'instrument de leur liberté : Arbeit macht frei !


« L'or qui aliène l'homme à lui-même, en fait un nain; la peur mise à la place du capital aliène l'homme encore plus efficacement. » Milosz

[...en construction]

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lundi, 15 juin 2009

A propos d'une théorapie

 

« Trésor médicinal que ton grand jour,

Car en toi le Remède de vie s'est levé sur les blessés. »

saint Ephrem le Syrien

J'avais décidé de publier l'extrait du texte du Père John Romanidès, à mon avis essentiel à méditer dans son intégralité, pour tendre un miroir (qui inverse), à la note publiée précédemment, dans laquelle je souhaitais mettre en perspective toute la différence entre la cure réelle de notre psyché, son dépassement, même auquel invite la tradition chrétienne bien comprise à la suite des Pères du désert et des Pères grecs, et l'actuelle obsession du bien être, de la santé sans la sainteté. Il semble que ce fut, peut-être, une erreur ! Tant pis, parfois celles-ci provoquent plus de bien que de mal !

Toutefois, bien que ce ne soit pas tant, semble-t-il, l'idée de thérapie qui a dérangé que celle de cessation de la prière, j'y reviens tant il me semble curieux que cela soit si mal interprété.

« Ce n'est pas un messager, ni un ange, mais le Seigneur lui-même qui les a guéris. », c'est ce que nous dit Isaïe (LXIII, 9).

« Le Seigneur a envoyé son Verbe et les a guéris. », c'est ce que nous dit le psalmiste.

" Qu'ils sachent que le Seigneur n'est pas venu seulement se montrer, mais soigner et enseigner ceux qui souffraient.", c'est ce que nous dit saint Athanase d'Alexandrie. 

« ... ce qui n'a pas été assumé n'a pas été guéri, mais c'est ce qui a été uni à Dieu qui est sauvé. », ce que nous dit saint Grégoire de Nazianze.

Et, le Christ, notre Sauveur, qu'accomplit-il durant sa vie terrestre ? Quelles sont donc Ses Actions très précieuses ? Ne guérit-Il pas ? La métanoia qu'Il fait s'accomplir en ceux qui Le croient et qui croient en Sa Parole de Vérité, n'est-elle pas le passage de la maladie à la santé ? Oui, Il est Sauveur, Soter, le salut et la santé ! Lorsque les mot ont encore un sens, c'est-à-dire quand ils sont orientés (« L'Orient nous visitera d'en haut. » Luc, I, 78), qu'ils ont un sens, une direction et qu'il ne manquent pas la cible, ce qui est l'étymologie du mot péché !

Les Pères ont constamment identifié le péché à une terrible maladie héréditaire, le Christ au médecin (pharmacos) ! Foi, sacrements, dogme, prière aux traitements et instruments thérapeutiques.

 « ... le très sage et tout harmonieux Logos de Dieu, ayant proposé toutes sortes de remèdes aux âmes des hommes, exposés à toutes sortes de maux, a pris en main son instrument de musique, la création de sa sagesse, l'homme, et a fait résonner grâce à lui des odes et des épodes aux oreilles des êtres raisonnables ... », c'est Eusèbe de Césarée qui nous le dit.

Pour finir avec cette interprétation (qui n'est pas exclusive, le christianisme étant inclusif, conciliaire !), il faudrait citer, aussi en entier sans doute, les écrits multiples sur le Sacrement de la confession tel qu'il fut et est compris, aujourd'hui encore, par l'Orthodoxie ! Je ne prendrais appui ici que sur cette phrase de saint Anastase le Sinaïte : "Si donc tu trouves un homme spirituel, expérimenté, qui peut te guérir, alors, confesse-toi à lui."

Arrivé à ce point, je serais bref sur cette délicate question de la cessation de la prière. Simplement, face à l'argument « si cela est réservé à quelques uns n'en parlons pas » je voudrais, encore une fois jouer le maximalisme et demander si il faut dans ce cas parler de l'Himalaya, de l'Everest, du Kilimanjaro ? Faut-il cesser de parler de la Beauté puisqu'elle semble si inaccessible ? Faut-il donc retirer du champ du réel tout ce qui ne sera jamais atteignable que par un petit nombre ? Sans doute est-ce la le faîte, l'acmé insurpassable de la vie chrétienne ! “l'hésychia” !

Les saints Pères, les saints moines, et parmi les plus notables, disaient eux mêmes qu'il n'existait sans doute qu'un seul être par génération capable d'entrer dans cet espace insondable et indicible ! Ne tendaient-ils pas tous vers ce but, pourtant ?

Pour approcher, oh, de si loin, ce Mystère des Mystères, il faut se reporter au beau (mais long) texte de saint Isaac le Syrien, qu'il résume de lui-même ainsi : “Tout ce qui est prière cesse et l'âme prie en dehors de toute prière.”

Quant à l'argument de la prière christique, je suis vraiment fort navré de ne pouvoir en dire plus que l'Intéressé lui-même, étant fort loin, faut-il vraiment le préciser, de l'état décrit par l'admirable Isaac !

« En ce jour vous demanderez en mon nom, et je ne vous dis pas que je prierai le Père pour vous;

car le Père lui-même vous aime, parce que vous m'avez aimé, et que vous avez cru que je suis sorti de Dieu. » (Jean, XVI, 26-27)

 

jeudi, 02 avril 2009

"Dieu n'est pas grand" ? C. Hitchens, non plus

Grand retour en force de l'athéisme militant. Après Dawkins et consorts voici venu le livre de Christopher Hitchens. Plein de verve et de haine rebattue, les arguments plast et fallacieux sont toujours les mêmes.

L'Auteur note imédiatemment, soucieux d'affirmer la hauteur de ses vues, qui n'auraient d'égales que sa dynamique liberté de penser :

"Je fais partie de ces gens qui n'ont besoin d'aucune béquille pour vivre."

Propos rapidemment contredit pusique une bonne part des arguments de M. Hitchens ont leur source dans les théories scientifiques les plus en vue et dans celles, non moins unanimement partagées, de la philosophie moderne.

Inutile espérer opposer à ce défoulement psychologique des arguments construits et posés. Par contre, proposer en face de ce déchainement cette réflexion de François Taillandier dans son livre "Ce n'est pas la pire des religions", selon laquelle Christ est celui qui "empêche l'individu de prétendre à une complétude, à une coïncidence avec soi-même, sur le plan intellectuel, moral et spirituel."

Ou encore celle-ci, qui nous est plus proche : "le Christ Jésus est venu pour changer le monde et non pour fonder des rituels et des adorations déjà connus et respectés de l’époque. Il est venu pour changer les esprits et  installer Son Père céleste dans les cœurs.", prononcée tout récemment par Msg Georges Khodr, métropolite du Mont-Liban.

 

15:31 Ecrit par Thierry dans Christianisme, Livre, Science | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : hitchens, livres, christianisme, dieu |

jeudi, 26 février 2009

Les chevaliers de l'Apocalypse ... du pauvre

Excellente initiative des éditions Desclées de Brouwer. Vient de paraître un livre en réponse aux documentaires divers mais toujours très orientés des sieurs Prieur et Mordillat, frères de la guilde des entrepreneurs en néantisation.

Les chevaliers de l'Apocalypse, réponse à MM. Mordillat et Prieur

L'histoire du christianisme antique serait celle de la longue trahison de Jésus par ceux qui se réclamaient de lui. C'est ce qui ressort de la série télévisée L'Apocalypse, écrite et réalisée par Jérôme Prieur et Gérard Mordillat, et de leur livre, Jésus sans Jésus. Mais que penser d'une telle affirmation ? L'historien Jean-Marie Salamito la réfute avec vigueur. En démontant la méthode employée, il revient sur les points les plus controversés liens des chrétiens avec le pouvoir romain, antisémitisme et antijudaïsme, histoire des martyrs, critique des sources... Car il existe bel et bien un " noyau dur " de l'histoire du christianisme, qu'il faut distinguer d'énoncés fantaisistes ou tout simplement... antichrétiens.


Par Jean-Marie Salamito, professeur d'histoire du christianisme antique à l'université Paris IV-Sorbonne.

Ceci nous donnera l'occasion de fournir une note circonstanciée à ce sujet ...

D'ores et déjà nous saluons cette parution de tout coeur !

22:22 Ecrit par Thierry dans Christianisme, Littérature, Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : christianisme, histoire, philosophie |

N'enfermez pas Dieu dans une cabane

 Ressuscite, Seigneur, Que l'homme ne joue pas au plus fort !  Psaume 9, 20.

Paradoxe révélateur du particularisme américain qui tend à s'étendre au monde dans son ensemble : parution parallèle du nouveau livre de Dawkins, chantre imperturbable du néo-darwinisme, Pour en finir avec Dieu (plus de deux millions d'exemplaires vendus) et d'un curieux ouvrage intitulé The Shack, « La Cabane ». Ouvrage publié à compte d'auteur et qui avait déjà, il y a peu, atteint les deux millions d'exemplaires vendus (lui aussi), dont l'Auteur, un certain William P. Young, se revendique d'un christianisme plutôt « progressiste », si tant est que cela signifie encore quelque chose, réellement.

Le résumé du livre présente les choses à peu près comme ceci : un dénommé Mack, forcément moins progressiste que son créateur, rencontre Dieu dans une remise. Surprise, c'est une grosse femme noire, appelée « Papa ». La suite est à l'encan, et Jésus apparaît petit et moche et l'Esprit Saint est ... chinois !

Notre Auteur entend ainsi, par la fiction, appuyer ses convictions personnelles : « Je crois que religion et relation à Dieu s'opposent » nous apprend-t-il. De même, Dieu, s'adressant à son personnage lui explique doctement que lui apparaître sous la forme d'un grand-père blanc à longue barbe n'aurait eu pour effet que de renforcer ses « stéréotypes religieux ». Nul doute, que le plus grand nombre ne trouvera rien à redire là-dedans, tant les chrétiens se sont majoritairement convaincus que, pour vivre avec leur temps, il leur est absolument nécessaire de rompre avec les « Dogmes » et le dogmatisme. Vouloir combattre les stéréotypes, rien ne nous ferait plus plaisir, seulement, n'est-ce pas, encore une fois « mettre la charrue avant les boeufs » ? Tous ceux qui entendent mener ce grand et noble (semble-t-il) combat sont-ils réellement prêts et capables à vivre sans « stéréotypes » ? Verront-ils également d'un bon oeil qu'on leur propose ensuite, afin d'être réellement conséquents, de combattre les stéréotypes scientifiques, sociaux, psychologiques, politiques, moraux et, il faudra bien s'y mettre aussi écologiques puis génétiques ? Ce n'est qu'une question innocente, bien sûr !

Et puis non, tiens ! Mettons-nous y, « a-bas » les stéréotypes, ce n'est pas du tout innocent ! Derrière l'apparente opposition nous verrions donc une collusion entre les déterministes darwinistes et les chrétiens « libérés » adogmatiques ? Avouons-le : oui ! Pour l'exemple, qui parmi eux s'attaquera aux dogmes et stéréotypes des droits de l'homme ?

Dawkins, lui, s'en prend aux parents qui « inculquent » leurs croyances à leurs enfants ! Au nom de quoi ? De la science, de la vérité scientifique semble-t-il ... Mais par quelle manipulation plus ou moins frauduleuse fait on de la science une morale, une éthique également valable pour tous ? Ainsi, armé de cette morale scientifique libératrice fondée sur la seule raison matérialiste et rationalisée il souhaite, en bon philanthrope, faire le bonheur du genre humain en l'affranchissant de toute idée supranaturelle ou irrationnelle; même, et surtout, ceux qui ne lui ont rien demandé, surtout ceux-là d'ailleurs, pauvres hères prisonniers de leur ignorante et crasse superstition.

Certes, l'argument pourrait nous être retournés : qui donc a demandé au Christ de nous sauver et de nous libérer ? Et qui a demandé à Dieu de nous créer pour nous plonger ensuite dans le cul de basse fosse de la matière et de l'histoire pataugeant coincés entre grâce et péché, livrés à la mort ? D'une part, s'imaginer que les croyants ne se posent pas ces questions, presque quotidiennement, c'est faire preuve d'une ignorance vraiment crasse, pour le coup, de l'âme humaine -comme quoi on peut être un expert en neuro-science, en biologie moléculaire, un as de l'évolutionnisme et un parfait gougnafier pour ce qui concerne la personne humaine véritable, d'autre part, ces questions torturantes trouvent leurs réponses précisément dans l'approfondissement de la foi, approfondissement indissociable de celui des dogmes et de l'Ecriture, en particulier à la lumière des saints Pères et surtout de la prière (donc de l'Esprit). La foi est un mystère, que Mister Dawkins, se rassure les parents n'usent que rarement des progrès de la science ou de la technique de l'hypnose pour transmettre les données de la foi à leur enfants et la liberté humaine est respectée, bien plus je le pense que dans les programmes de rééducation rationaliste que pourraient vouloir mettre en place certains ...

W.P Young, quand à lui, ajoute encore ceci : « Dieu c'est la relation aux autres. » Fort bien, rien de faux dans cette assertion, et nul doute que Mister Dawkins devrait mettre un peu de Dieu dans les siennes, mais, n'est-ce pas là le début d'un affreux dogmatisme ? En outre, si cela est vrai, il est, néanmoins, impossible de réduire Dieu à cette relation. Sans l'incompréhension foncière des modernes face aux dogmes nous n'en serions pas là. Les dogmes comme balises théognosiques, comme conseils de sagesse et de vérité, comme expressions réalistes et symboliques (dans le sens de symbalein, « qui rassemble »), comme corps sanctifiant de la Parole de vérité, non comme les commandements absurdes et rigides d'un sous-off psycho-rigide. Les fondamentalistes de tous bords et de tous poils sont des idéalistes, leurs ennemis aussi, par ailleurs. Les dogmes ressortissent à l'économie du salut. Dans toutes relations un certains nombres de codes ou de conventions sont nécessaires, les dogmes sont cela et bien plus, encore faut-il admettre, donc ne pas sombrer dans l'hypermatérialisme rationaliste, la vérité de leur origine à la fois humaine -apostolique- et divine -pneumatique-; les premières formulations ayant toujours eu cette forme « nous et l'Esprit Saint ». Rejeter, avec l'historicisme scientifique, cette vérité n'est-ce pas un blasphème contre l'Esprit ? Pire que celui qui consiste à le matérialiser, à l'incarner sous la forme d'un chinois ? Il ne nous appartient pas d'en juger.

Nous noterons, toutefois, que la sociologie, aussi positive soit-elle ne saurait contenir en elle seule la Vérité de Dieu et que toute « relation aux autres » ne saurait être, essentiellement et nécessairement, tournée vers lui. Nous savons, bien sûr, et nous croyons, évidemment, que là ou deux ou trois sont assemblés en Son Nom le Christ est au milieu d'eux. C'est la formulation simple, et mystique, de l'ecclesia. Nous savons aussi, surement, et nous croyons également, fermement, que chaque personne est une image du Christ, une icône. Or, pour l'Orthodoxie, en tout cas, la vénération des saintes images est un dogme ! De ceci découle que la relation à tout autre est de l'ordre de la vénération en lui du Verbe incarnée. Vénération qui pour n'être pas idolâtrie, détournement de la juste glorification du (seul) Juste, se doit d'être en Esprit.

Il y a dans ce mystère une réalité profonde qui va, évidemment, beaucoup plus loin que les plaisanteries à vocation « spirituelle » de M. Young. Une réalité qui s'avère, en définitive, masquée par cette obsession à vouloir faire tomber les « stéréotypes », obsession en elle-même terriblement stéréotypée.

La relation à l'autre, sans le Christ et l'Esprit, ce n'est pas une communion, c'est un contrat. La relation à l'autre dans le respect et la tolérance c'est une convention, ce n'est pas une recherche d'union pacifiante c'est une non-agression, un pacte reconduit tacitement mais qui ne s'élève jamais, rarement, au-dessus de l'espèce, de la biologie. Au mieux s'agit-il d'économie, de gestion du « vivre ensemble » parce qu'on a pas le choix. Ce type de relation sociale exclue Dieu, inévitablement.

Nous, croyants, chrétiens, nous pouvons L'y faire pénétrer !

Mais, pour cela, et c'est pour cette raison qu'il est nécessaire de comprendre le mystère du Christ dans l'autre, nous devons avoir posé nous-mêmes un pieds dans le Royaume ...

 

mercredi, 25 février 2009

Elémentaires particules et énergies divines

En ce mercredi dix septembre de l'an de Grâce 2008, était inauguré, à Genève, le grand collisionneur de particules élémentaires (LHC). Nos journalistes hexagonaux unanimes ont recensés, sans originalité aucune, ce « grand » événement, chacun y allant de sa petite phrase toute faite sur les étonnantes possibilités de cet « organisme machinique », sur ce qui allait nous être, immanquablement, révélé sur l'origine du monde, de l'univers. Bien évidemment ces annonces, brèves, lapidaires ne soulèvent aucune question et, surtout, aucune objection. On célèbre donc, uniformément, bien que sans enthousiasme démesuré une nouvelle avancée scientifique, on nous montre, sans avoir jamais l'idée de démontrer, alors même pourtant, que l'argument démonstratif fonde l'idéologie scientiste !

Blasé, terriblement habitué à cette technologie, à cette technique qui le « possède » plus qu'il n'en use, l'homme de ce jour avale la nouvelle parmi les autres, mais l'annonce d'une nouvelle génération de téléphone mobile ou d'un jouet électronique mobiliserait (mobilise) bien plus et bien mieux cet enthousiasme qui le fuit de plus en plus !

En outre, sevré, par l'éducation et par « l'air du temps du monde comme il va », nous l'homme, de convictions évolutionnistes, sincèrement ce n'est pas l'origine du monde qui nous passionne ! On le sait a peu près (c'est cet à peu près qui, précisément, fait force de loi), après c'est une question de spécialistes. Remarquons, d'ailleurs, que nos amis journalistes ne manquent pas de parler de l'intérêt phénoménal de l'appareil helvétique pour la : « communauté scientifique », race à part de gens qui décideraient de l'histoire de l'univers et de l'humanité sans en référer à personne parce qu'en définitive ça n'intéresse personne, ou pas grand monde ! Pensez donc, il y a 14 milliards d'années ...

Certains, néanmoins, doivent attendre avec impatience des résultats pour enfin pouvoir clouer le bec des obscurantistes, des « créationnistes » en premier lieu ...

J'étais justement en train d'essayer d'écrire quelque lignes suite à l'audition inopinée d'une émission radiophonique à propos des « créas » aux Etats-Unis lorsque j'eus les premiers vents médiatiques de l'inauguration du LHC ...; j'étais précisément en train de lire « La Création de l'homme » de saint Grégoire de Nysse et, comme d'habitude maintenant, j'avais un livre d'O. Clément et un de Berdiaev sous la main ...

14 milliards d'années ...

Selon certains, à cette « date » tout n'était qu'énergie (aujourd'hui encore l'univers serait a 95% composé d'énergie) ! Hypothèse scientifique que l'on espère vérifier en traquant le boson de Higgs (cette particule tout hypotétique qui donnerait leur masse aux particules de l'univers), l'anti-matière, la matière noire ou encore « l'énergie sombre » (qui accélèrerai l'expansion de l'univers) ...

Depuis ma crasse ignorance je me prends à penser qu'ainsi il ne serait pas tout à fait improbable que la « vie », la « matière » en tout cas, fut créée par de l'immatériel ... Amusant, comme ça de loin cela me rappelle quelque chose !

Il faudra que je cherche mais je ne crois pas encore avoir lu ou entendu un philosophe ou même un littérateur, un essayiste, rebondir sur cette information ... ces jours-ci !

En devisant en moi-même j'essaie alors de faire un lien, de tracer une relation entre cela et les perspectives tracées par Berdiaev, et avant lui par le « maître invisible » de la philosophie religieuse russe, Fedorov ... Bien sur, avant eux, il y eu les saints Pères mais eux n'avaient pas l'expérience épuisante de la technique et de la machine, et pourtant ...

Pourtant à bien relire Grégoire de Nysse, l'Esprit qui souffle partout, dans l'univers entier, ne lui avait-il pas, précisément, soufflé quelques intuitions qu'il ne put exprimer, bien évidemment, que comme personne humaine mais avec quel génie ...

Qui avant les Pères évoquaient les énergies divines comme constitutives du monde ? Les origines « énergétiques » de l'univers ...

Pour Grégoire la matière est « concrétion » de pensées, convergence de structures intelligibles mais « créées », il évoque ainsi des états fort divers de la « matière », états quasi spirituels, d'où découle une théorie dynamique de la matière.

Les « scientistes » ont voulu battre en brèche ce qu'ils voyaient de la doctrine de l'Eglise, ils ont, finalement, eux aussi, voulu croire à la « fable » créationniste de la Création, sans voir le formidable travail de pensée sans cesse renouvelé, rebattu, approfondi, creusé (passer au creuset précisément) effectué pendant des siècles par les Pères et les saints, par ceux qui vivaient l'Eglise comme un véritable « laboratoire de résurrection » (D. Stanilaoe) !

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Voici bien le jour venu de reprendre cette note que je souhaitais compléter depuis un moment ...

Tout d'abord reprenons les faits :

A Moscou, dans le cadre des entretiens pédagogiques de Noël, dans la section « christianisme et science » ont été présentés pour la première fois les résultats d’une expérience scientifique réalisée par des chercheurs russes en 2008 le jour du samedi saint à l’église du Saint Sépulcre (église de la Résurrection, ndr) à Jérusalem .  André Volkov, physicien et mathématicien de l’institut d’énergie atomique Kourchatov, a raconté comment il a lui-même entrepris de mesurer les vibrations à ondes longues de basse fréquence à l’église pendant la descente du feu sacré.A l’aide d’appareils spécifiquement adaptés à l’expérience, le chercheur a fait des mesures pendant près de six heures et demie dans l’église avant de la descente du feu sacré, puis il a passé plusieurs mois à les analyser.André Volkov considère que la différence entre les données obtenues le jour de la descente du feu sacré et celles obtenues la veille témoigne d’un « véritable miracle ». En outre, selon lui « l’analyse des fissures sur le pilier situé à l’entrée de l’église laisse penser qu’elles n’ont pu se produire qu’à la suite d’une décharge électrique ».   Cette idée est soutenue par Eugène Morozov, spécialiste mondial de la mécanique des déformations. Tout en admettant que « d’un point de vue strictement scientifique, une mesure unique ne peut rien prouver véritablement », Volkov a déclaré qu’il assumait pleinement la responsabilité de ses résultats et qu’il était prêt les présenter. « Si vous me demandez, en tant que scientifique, si c’est [un miracle], je vous répondrai que je ne sais pas » - a-t –il ajouté.A son tour, Alexandre Moskovskij, professeur à l’université Saint Jean le Théologien à Moscou, et adjoint du président de la commission du Patriarcat de Moscou pour l’analyse des phénomènes miraculeux, a déclaré que « A. Volkov a fait un exploit scientifique en faisant pour la première fois dans l’histoire une véritable travail de recherche sérieux et fiable sur le feu sacré ».  Le feu sacré descend depuis des siècles dans l’église du Saint Sépulcre à Jérusalem à la veille du jour de Pâques orthodoxe. Les chrétiens d’Orient sont convaincus que ce miracle témoigne de la vérité de la foi orthodoxe, d’autant plus qu’il n’est jamais arrivé que le feu sacré ne descende pas à Pâques. Pour les croyants, le fait même de la descente du feu sacré est une preuve incontestable à opposer aux arguments des athées.

Source:
Interfax (traduit du russe pour Orthodoxie.com par L. D.-V.)

Nonobstant le fait que, personnelement, je ne vois pas les athées "militants" se laisser convaincre de quoi que ce soit par quelque "preuve incontestable, l'information est des plus exaltante. Mais, pour revenir à ce que j'évoquais immédiatement, il faudrait, en outre, souligné ce fait que la foi, que le mystère de la foi ne peut pas s'acheter par quelque preuve matérielle aussi "incontestable" soit-elle ! La liberté humaine est-elle, et il est "hérétique" de le contester, que nul n'est tenu d'accepter quelque preuve que ce soit dans le domaine spirituel.

Si miracle il y a, et j'écris ceci à dessein, il est pour nous, pour nous les croyants ! Car, si nous considérons le miracle, nous devons le considérer comme un appel, et peut-il y avoir appel plus brûlant que le feu du ciel ? Appel à nous convertir ! Oui, à nous convertir, à devenir enfin, précisément, ces "laboratoires de résurection". Le Cosmos respire le divin, la Création exude les énergies divines et nous, nous croyants, nous en faisons quoi ? Ce feu du ciel il est appel incessant à nous enflammer dans l'Esprit, ce feu du ciel il est appel à cesser de croire qu'en composant avec ce monde nous avançons vers Celui qui nous appelle ... Il n'est pas une preuve matérielle de quoi que ce soit à l'intention de tous, mais appel aux croyants afin que par nous Il soit tout en tous. En fait, si il prouve quelque chose c'est que, le Royaume tout en n'étant pas de ce monde le pénètre perpétuellement, qu'Il est là en avant de nous et nous attend ...

...

samedi, 08 novembre 2008

Ah, les zeureux zazards !

Tirs croisés d'une émission radiodiffusée et de la découverte d'un petit livre qui se propose de « prouver » l'évolution et la sélection naturelle par des exemples tirés du « quotidien ». La quatrième de couverture dénonçant le fait que que ces faits scientifiques étaient « loin d'être admis par le plus grand nombre ». Curieux ? Vraiment, quand on sait que ces théories sont assénées, martelées dès l'école primaire ! Faut-il en repasser une couche; l'Auteur douterait-il des possibilités d'assimilation du public français ? Que signifie alors selon lui le succès de tous ces documentaires sur les « origines » de la Terre, de l'homme ... ? L'ignominieuse et crasse superstition religieuse n'aurait-elle pas été suffisamment bien extirpé, n'aurait-elle pas été proprement lessivé ?

J'aurais beau fouiller dans le rayonnage scientifique de la boutique, lieu de la-dites découverte, je ne trouverais aucun ouvrage qui présenterait, ne serait-ce qu'une minime et, simplement scientifique, remise en cause de ce que l'Auteur présente comme un « fait » et qu'il estime être en danger !

Curieux ?

Non, nos actuelles sociétés occidentales sont encore et toujours accrochées aux vieilles lunes darwiniennes, seulement, elles n'en font plus un combat d'avant-garde ! Elles peuvent bien battre en brèche les prétentions des religions sur d'autres terrains ! L'idéologie d'un progrès comme marche en avant toujours joyeuse, elle, a du plomb dans l'aile alors on fait un peu l'impasse sur ce qui la sous-tend ... Ainsi, est-il entendu que, d'une certaine manière, les « immortels » principes de la sélection naturelle sont revus à la baisse, adoucis. Ils n'en demeurent pas moins présents sous des formes moins évidentes. Pas d'inquiétude, cher Auteur, le nihilisme possède la capacité de se néantiser et même, dans cet infini processus, de s'affirmer en se niant !

L'humanisme athée rejetant Dieu, Adam et le Christ pour acclamer le singe, la nature et les zeureux zazards des lois biologiques, n'a pas osé aller au bout du bout de ses présupposés idéologiques; pas encore. Néanmoins, en cessant de se cacher derrière son petit doigt ne peut-on pas voir que l'hygiènisme et l'eugénisme ne cessent d'être présents ? Que ce soit en « creux », en négatif ne change rien à l'affaire.

Bien au contraire.

 La néantisation des mots c'est la mise en action négative des affirmations positives du nominalisme. La néantisation c'est une « kénose » invertie

Le vide, le nihil, ne peut s'exprimer et n'a rien a exprimer, quand bien même se retournerait-il sur lui-même; mais, il peut creuser son vide et en augmenter la centralité dans le monde qui, sans cela, lui échapperait. Le nihil évide les mots de leur sens-essence, il bâtit des constructions déconstructrices, des structures déstructurantes. Il « singe » le Verbe par le verbe, le verbiage ... Le nihil n'anéantit pas uniquement, non il nie, il se fait négation négative, il singe jusqu'à l'apophatisme ...

Le dépassement inclusif, donc transfigurant, qui s'opère par la Grâce de l'Esprit dans la synergie divino-humaine, se fait plus ardu si le sens n'est plus. Si l'absurdité retournée en valeur positive règne en semant partout relativisme et confusionnisme alors le roc, point stable duquel on s'élève, devient sable, atomisation ...

Comment, dès lors, accueillir l'Autre si son visage s'atomise en multiples particules égotiques qui, toutes, affirment leur propres vérités et leur unique unicité ?

Le Verbe pré-éternel a accepté, Lui, le conditionnement, la nature humaine blessée, chutée, ses conditions propres de développements, d'expression, Il les a acceptés. Nous les refusons. Les conditions, les conditionnements de l'humanité adamique nous les éparpillons, nous les divisons infiniment. Nous désintégrons le point d'appui unique de la possible épectase.

« Les choses invisibles de Dieu sont perçues par l'intellect à partir des faits depuis la création du monde. » (saint Maxime, voir l'Apôtre, Romains, 1:20)

Les choix philo-scientifiques de notre part d'humanité ont annihilé la trace de cette possibilité dans nos esprits, dans nos âmes, dans nos corps même. Les « zeureux zazards » des lois biologiques, le déterminisme (même conceptuellement amoindri aujourd'hui) qu'elles supposent, la sélection naturelle font de nos organismes, de nos corps, la cause de l'âme, de nos êtres; non des « machines » (comme d'aucuns l'ont cru ou souhaité) mais des « automates biologiques ». Et pourtant, plus nos contemporains acquiescent à cela plus ils moquent l'astrologie, pourtant ancêtre de ce déterminisme, inversion quand tu nous tient !

 « Là où il y a nécessité il ne saurait y avoir de vertu. » saint Jean Damascène.

 Mais, il est vrai que « vertu » n'est plus un mot ni même un concept très à la mode ... ou plutôt l'a-t-on fait passer sur un autre « mode » ...(nous y reviendrons ailleurs ...)

La machine est un piège, le grec « automaton » signifie lui : « hasard ».

Automates biologiques soumis primitivement aux « lois » de la nature, nous serions encore sous leurs jougs mais, pour en amoindrir les désavantages, nous aurions rationnellement inventés codes, lois et morales humaines, puis « humanistes » ...

Par effet de « miroir » les lois humaines peuvent, elles aussi, évoluer et, ce qui fut cru, par tous hier et sanctionné par la loi, peut être, demain, renié et remplacé, au pied levé, par son absolu contraire qui sera proclamé « vérité unique et inaltérable » quand bien même, aux yeux de tous, la nouveauté contredit ouvertement l'ancienne loi non abrogée.

Voilà où les deux « découvertes » se rejoignent : quelques jours avant la lecture diagonale du dit bouquin, une émission sur « l'homoparentalité » se laissait entendre à la radio. Emission suscitée, précisément, par le débat autour de la législation.

Tout d'abord, petite digression : le terme même, encore un oxymore ! Parentalité, un néologisme ! Bon, d'accord, certaines notions, « nouvelles » ou déficitaires lexicalement, je n'en disconviendrais pas, peuvent en avoir besoin mais, « homo-parentalité » ? La « parenté du même », n'est-ce pas une impossibilité dans les termes, précisément par cette « espèce animale évoluée » qu'est l'homme, à moins, à moins que les lois de la cité ne viennent à remplacer les lois de nature (et non plus seulement en alléger le poids) ?

D'un strict point de vue darwinien, l'homosexualité, n'est-elle pas une anomalie biologique qui devrait entrainer dans « l'état de nature », une sélection et une « réparation » en vue de sa disparition ? Certains spécialistes, que l'on entend assez peu, semblaient oser dire, il y a quelques années, qu'une brisure génétique chez la mère serait à l'origine de cette « différence ». On ne semble pas leur avoir laissé beaucoup d'espace d'expression. Curieux ? Voilà qui colle pourtant assez bien à l'enthousiasme génétique et biologique actuel. Et voilà aussi qui exonère les homosexuels de siècles d'une honte imposée, de misère, de dégout de soi ou même d'auto-justification, voilà qui devrait faire cesser la condamnation de « péché », de débauche et j'en passe ! Voilà qui devrait remettre en place tous ceux qui faisaient violence pour cause de singularité, de « déviance » !

Mais, ceci reste sous le boisseaux ! Pourquoi (naïvement) ? Parce que si l'on accepte cette idée et qu'on la développe, il faudra bien, puisque, pour le bien de l'humanité, on désire soigner génétiquement le bébé humain dans l'oeuf, il faudra bien admettre que nos pratiques « humanistes » planquent derrière une fausse idée du bien une philosophie « eugéniste » que tout le monde c'est efforcé de faire semblant de croire éteinte depuis des lustres ...

Avec les bases darwinistes, au lieu d'adoucir la loi de « nature » les lois humaines lui emboitent le pas ...

Un paradoxe ? Cet effort à valoriser, par la loi, les « droits » des homosexuel(le)s à être comme « tout le monde », leur « droits » à passer outre les « lois naturelles », bases du darwinisme, et cette perspective d'une science génétique eugéniste qui réparerait les causes biologiques de cette différence ? Non !

Par deux extrémités différentes on peut tirer vers le même point.

Cette reconnaissance législative des différences, plus exactement d'un « droit à la différence » n'est pas une reconnaissance aimante en vue d'une communion mais un appui durcissant à la division atomique. Et, dans l'inversion, toujours, ce « droit » vise en définitive, malgré les apparences, une uniformisation : atomisation particulariste des individus qui, par force de loi, doivent,néanmoins tendre vers un modèle uniforme idéalisé.

On constatera, amusés peut-être, qu'il en est de même avec les obèses ! Législation anti-discrimination et communication hygiéniste ! Dans le même temps : respect contraignant de la différence et recherche de la raréfaction de la dites différence en mode hygiéniste. La néantisation des mots avance et ankylose toute pensée ... On n'ose plus ! Alors nous avons « droit » à des énormités comme épidémie au sujet de l'obésité, puis à « diversité corporelle » pour ne pas discriminer ! On parle, dans le cas de l'homoparentalité, de « projet d'enfant » puis de la « légitimité » que ces enfants (projets concrétisés) doivent trouver ! Ce langage, ce langage monstrueux, outil déformant, informe vecteur de l'avancée à reculons vers le vide !

Le Verbe c'est approprié « intimement les choses humaines par sa chair sacrée » (saint Jean Damascène) ... toujours Il le fait, la voie est ouverte à tous ceux qui ne la refuse pas ! « Intimement »  vous dit-on ! Y a-t-il acte plus singulier et plus fort ! Nos législations, nos langages épuisés d'eux-mêmes, que nos épuisons par notre pensée de plus en plus étroite, ne pourront rien y faire ... « Intimement » vous dit-on ! Et c'est bien cela qui blesse la pudibonderie naturaliste et rationaliste ! Qu'en chacun de nous, qu'en chaque « hypostase » humaine (qui ne se peut confondre réellement avec l'individu-atome) patiente un intime qui nous soit plus intimement lié que nous mêmes, un intime qui infiniment nous aime plus que nous ne nous aimons, plus que nos particularismes que nous chérissons tant, plus que nos péchés que nous aimons tant, que nos faiblesses, nos fautes, nos chutes, nos « passions » ...

Certes, certes l'Eglise, en tant « qu'institution » ne s'est pas conduite de façon bien charitable envers les homosexuel(le)s ! Evidemment ceci pose question ou problème si l'accent est mis sur la seule « orientation sexuelle » (quelle euphémisme tout de même) ! Alors que, en tant qu'hypostase humaine, membre du Corps, nous est-il demandé quelque chose à ce sujet ? Les hétérosexuels qui seraient dépendant du sexe, les « sensuels » sont-ils bannis, sont-ils condamnés en tant que tels ? Et les autres, nous tous, avec tous nos phantasmes « miséreux » ou puérils ... est-ce que quelque chose nous est refusé ? Non ! Osons le dire, non si nous confessons nos péchés, non si nous reconnaissons que face à Notre Dieu nous sommes les premiers des pécheurs ? Le Christ est-il venu pour les « biens-portants » ? Non ! Encore non ! Pour les malades ! Et tous nous le sommes !

« Il n'est pas un seul juste, pas un seul ! »

Ce que nous nommons "orientation sexuelle" est une conséquence de la chute, quelqu'elle soit ! Non pas l'origine de la faute, mais uniquement une conséquence. Conséquence conçue tout d'abord comme seul vecteur de perpétuation de l'espèce, en cela, dans un optique déjà "darwinienne" l'homosexualité était une menace. Mais le Christ nous permets, par l'amour, par la Grâce de dépasser ce fait "biologique".

Selon les termes de saint Maxime l'homme devait, selon le Plan divin, opérer en lui-même par une série de synthèses de plus en plus larges.

"Le Chist réalisé l'unité de l'homme en supprimant mystérieusement par l'Esprit la différence du maculin et du féminin et en constituant en l'un et l'autre le logos de nature, libre des particularités qui tiennent aux passions." saint Maxime le Confesseur

 Ainsi la solution ne sera jamais dans ces tentatives législatives et quasi totalitaires d'imposer une fausse normalité, une « fausse » moralité (en remplacement d'une autre devenue odieuse !).galilée.jpg

Avortement, hygiénisme, culte de la "bonne" santé, discrimination positive, homoparentalité, génie génétique, euthanasie... La politique de respect des différences apparaît inversement comme un vecteur de l'effacement, de l'arrasement de toutes les différences véritables, toutes celles qui ne prêtent pas le flanc à la législation.

 

 Un autre livre qui va dans le sens de celui dont j'ai oublié le titre, et qui, bien qu'intéressant, déplore paradoxalement une "perte d'influence" de la science ... Un beau chant en l'honneur de l'idôle du "fait acquis" ! Toutefois, entendu à la radio, l'Auteur cite nombre de "faits" scientifiques ... mais pas l'évolution qui, pourtant, n'est pas "discutable" ... ! Qui a dit "obscurantiste" ?