19.06.2008

Eco-logique

Parution sur la Talvera d'un essai à propos du dossier décroissance du dernier numéro de CONTRLITTERATURE :

http://talvera.hautetfort.com/archive/2008/06/19/un-saut-...

 

13.05.2008

quand je suis ?

 

« En ma qualité de terre, je suis attaché à la vie d'ici bas, mais étant aussi une parcelle divine, je porte dans mon sein le désir de l'éternité. » Grégoire de Naziance.

 

Quand je pense au Seigneur je suis, quand je L'oublie je m'éteins,

Ne suis plus rien.

Que je L'oublie c'est le vide qui vit en moi, quand je pense au Tout-Puissant, seulement, je suis,

Car Il est Celui qui Est.

Car Lui franchit l'abime qui me sépare de Sa Bonté, moi, l'insignifiant, lui l'Insigne !

Car Lui se souvient de moi à chaque instant.

Qui comprendra ?

Qui peut comprendre ?

 

« Les créatures sont posées sur la parole créatrice de Dieu comme sur un pont de diamant, sous l'abîme de l'infinité divine, au dessus de l'abîme de leur propre néant. » Philarète de Moscou.

 

De Sa Toute-Puissance Il se dépouille, pour moi, Il se fait misérable et indigne, Il se fait bon jusqu'à la faiblesse, Lui dont la Bonté est éternelle. Bon jusques à la faiblesse, Lui le Glorieux.

 

Qui comprendra que Sa Force est dans Sa « faiblesse ». Car, Sa « faiblesse » est Amour. Car seul la Force infinie et éternelle peut transcender sa propre puissance, s'affranchir de sa gloire pour, dans l'infinie faiblesse rendre le plus faible plus fort que la mort.

 

Sa faiblesse est Amour absolu.

Amour absolu !

Je le désir, Lui me désir plus encore !

 

Je me cherche là où je ne suis pas ...

Comme j'aime ma petite personne, c'est cela le plus détestable ...

Je les connait pourtant mes mensonges, mes orgueilleuses pensées, mes égoïsmes mortifères, mes lachetés, mes insensibilités ... je les sais, je les sais mais sur un mode tout intellectuel et alors ... Alors je les vois mais je veux les garder, juste les éloigner ... oui les éloigner même si je sais aussi qu'ils me masquent la Présence du Roi des rois, qui archi-humblement, attend, attend à la porte de mon coeur, qui m'attend devant la lourde porte de pierre et d'acier glacial que j'ai installé là, qui m'attend outragé et humilié dans la brise tranchante que mes passions continuelles ont posté là en gardien intraitable de mes fautes innombrables et continues.

 

« Amour divin et amour humain doivent se résumer avant tout dans l'établissement des relations adéquates, la juste relation avec Dieu, avec les autres, avec soi. »

Archevêque Anthony Bloom.

 

Dieu s'est fait homme ... mais le chemin nous ne le terminons pas, le chemin n'est fait qu'à moitié; s'Il s'est fait tel pour nous c'est pour nous offrir de franchir l'abîme vide du péché pour rejoindre l'abîme de l'infinité divine, pour nous conjoindre à l'abîme plein de l 'Agapè. Mon coeur est vide, plein de péchés; donc vide, car le péché c'est toujours un vide ...

 

« Le pauvre n'est pas tant celui qui ne possède pas que celui qui désire ce qu'il ne possède pas. » saint Jean Chrysostome.

 

 

25.03.2008

Sur le néo-chiliasme

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Sur le néo-chiliasme.

Thierry JOLIF

 

 

Sur le néo-chiliasme.

Thierry JOLIF

 

Nous nous appuyons sur le roc inébranlable des commandements du Seigneur. Et nous établissons notre défense à l'abri des traditions.

Saint Nil de la Sora.

 

L'Archevêque Averky, de bienheureuse mémoire, avait raison d'affrimer que, plus que tout autre temps, le temps du Grand Carême, est un temps de lutte et de combat spirituel. Il avait également raison d'opposer à cette vérité essentielle de la voie christique, la forme dévoyée qui ce faisait jour à l'heure où il écrivait et prononçait ces paroles empruntes de sagesse patristique. Nul doute qu'aujourd'ui encore, peut-être même plus encore, il s'en trouvera pour stigmatiser ce discours, couvrant la vérité qu'il pointe sous les noms de « radicalisme, fondamentalisme, conservatisme » ou mieux encore « d'obscurantisme », comme le rappelait à juste titre dans son texte l'Archevêque Averky, ceux qui souhaitent s'en tenir à la vérité « connaitront des tribulations ».

 

La personne qui, en vue de sa plus large publication, traduisit ce sermon du russe, pourrait apporter un éclairage singulier à l'analyse développée par Vladyka Averky. En effet, le Père Seraphim Rose alors qu'il était encore, pour le monde, Eugène Rose fut un brillant étudiant. Brillant certes mais néanmoins, comme beaucoup de ses contemporains et co-disciples, profondément angoissé par les soubresauts du monde et cherchant avidemment, quoique obscurément, une réponse spirituelle absente de leur environnement. Le Père Seraphim fut un spécialiste affirmé de la langue et de la philosophie chinoise antique, après de violentes crises d'un nihilisme existentiel aigu, il rencontra les écrits de René Guénon et de « l'école » dites « pérennialiste ». Il y fit son miel essentiellement des constats d'échec du monde moderne et des raisons tant spirituelles que métaphysiques de ces échecs. Progressivement pourtant, une autre lumière ce fit jour et ostensiblement l'orienta vers la Sainte Eglise Orthodoxe, en l'occurence, puisque vivant aux Etats-Unis vers l'Eglise orthodoxe russe hors-frontière. Sa conversion, d'abord basée sur des critères intellectuels, fut finalement telle qu'il se consacra entièremment à l'Eglise, d'abord en ouvrant une librairie orthodoxe ainsi qu'une imprimerie (avec la bénédiction paternelle de l'Archevêque Jean Maximovitch, saint Jean de Shangai et San Fransisco) dédiée aux écrits spirituels de l'Eglise, ensuite en poursuivant cette oeuvre missionaire particulière au sein d'un « désert » en fondant la Fraternité Saint Herman.

La foi du Père Serpahim fut, à ses débuts, aussi ardente que son nihilisme des années antérieures, comme beaucoup de convertis il en vint à se vouloir plus « orthodoxe que les orthodoxes », plus « russe que les russes », il faudra les épreuves, les oppositions, les conflits et une vie de prière pour ramener le « zélote » à une plus juste considération de ce qu'il nommera lui-même « l'orthodoxie du coeur ». Il sut alors concilier une rigueur doctrinale, éclairée par une connaissance profonde des Pères et une intelligence aigue des réalités spirituelles, à une chaleureuse affection. Un équilibre qui le fit respecté de tous ceux qui croisèrent sa route. Il mit, dès lors, toute sa force, toute sa capacité de travail dans un labeur acharné, luttant pour affirmer la droiture et la justesse de la foi orthodoxe, pour l'ouvrir à des « cherchants » de plus en plus nombreux tout en en défendant la complète et stricte intégrité.

De par son parcours personnel, de par la crise philosophique et spirituelle terrible qu'il avait vécu, le Père Seraphim fut, tout au long de son existence terrestre, très attentif au problèmes des illusions spirituelles. Bien qu'ayant infusé beaucoup de compréhension et de chaleur dans son « zèle », certains reprocheront encore au Père Séraphim des positions que beaucoup de modernistes ne peuvent, évidemment, que reprocher à l'Eglise et à ses moines, néanmoins, le souci majeur du Père Séraphim, bon connaisseur des spiritualités orientales, qui avait eu l'occasion dans ses années d'études d'analyser au plus près les phénomènes modernes des « secondes religiosités », fut toujours de préserver la doctrine spirituelle orthodoxe de tout mélange mortifère, considérant que celle-là se suffisait parfaitement à elle-même et va même bien au-delà de ce que beaucoup de « cherchants » prétendent trouver dans telles ou telles philosophies « antiques ». Mais aussi de prévenir ces « cherchants » des risques réels et sérieux qu'ils allaient inévitablement rencontrer, fusse dans leur désir de se mettre à « l'école » de la foi orthodoxe vécue intensément.

A propos du "néo-chiliasme"

 

 

A propos du néo-chiliasme,

Archevêque Averky

(Sermon publié en annexe au livre Apocalypse, par Archevêque Averky et le Père Seraphim Rose; Saint Herman Press, traduction de l'anglais par Thierry Jolif)

 

Le Grand Carême est une saison de repentance; et la repentance est ce combat que nous devons soutenir contre les passions peccamineuses et les désirs, ce combat qui est si difficile pour l'homme que le Seigneur, le juge de la lutte Lui-même, la compara au port d'une croix.

Nous sommes vivement rappelés à cela au beau milieu du Grand Carême, lors du dimanche de l'Adoration de la Croix. Tout comme le Seigneur porta la Croix pour notre, ainsi, chacun de nous doit « porter sa croix » afin d'atteindre le salut préparé, pour nous, par le Seigneur.

Sans la Croix, sans le combat, il ne peut y avoir de salut ! Voilà ce qu'enseigne le vrai Christianisme. L'enseignement sur le port de la croix, sur le combat, court, tel un fil rouge, à travers toutes les écritures sacrées, toute l'histoire de l'Eglise; et les vies des saints qui plaisaient à Dieu, ces athlètes spirituels de la piété chrétienne en porte clairement le témoignage. Le Grand Carême est, «  tout simplement, un exercice annuellement répété du port de la croix dans la vie de chacun, un exercice de combat spirituel inséparablement lié à la vie entière du vrai Chrétien.

 

Mais aujourd'hui, dans le vingtième siècle de l'ère chrétienne, des « hommes sages » sont apparus, des « néo-chrétiens » comme certains d'entre eux se présentent eux-mêmes; et eux, ils ne veulent pas entendre parler de cela. Ils prêchent une nouvelle sorte de néo-christianisme

sentimental, à l'eau de rose, vidé de toute notion de travail, de combat; un amour pseudo-chrétien imaginaire et la jouissance sans entraves de tous les délices de cette vie mondaine transitoire. Ils ignorent totalement les innombrables passages des Saintes Ecritures qui, éloquemment et avec force, évoquent les combats spirituels, l'imitation du Christ Sauveur par la crucifixion de chacun, les nombreuses peines qui attendent le chrétien dans cette vie, notamment ignorent-ils les paroles que le Christ Sauveur Lui-même adresse à ces disciples lors de la Cène Mystique : « Dans le monde vous aurez des tribulations» (Jean 16 : 53). Et ceci-même en raison de ce que, comme le Seigneur l'expliqua Lui-même, les vrais chrétiens ne sont pas « de ce monde » (Jean 15:19), depuis que « le monde entier gît sous la puissance du malin» (Ijean 5:19). C'est pour cela que les chrétiens ne doivent pas aimer ce monde et « les choses qui sont dans le monde » (I Jean 2:15), « que l'amour du monde est inimitié contre Dieu » (Jacques 4:4).

 

Ainsi, ces « sages » modernes, manquent de voir que le Verbe de Dieu ne promets nulle part aux chrétiens une pleine satisfaction spirituelle et une bénédiction paradisiaque durant cette vie mondaine mais, bien au contraire, insiste-t-Il que cette vie s'éloignera de plus en plus de la Loi de Dieu, en conséquence de quoi les hommes tomberont de plus en plus bas, que « tous ceux qui vivront saintement en Christ Jésus souffriront des persécutions. Mais les hommes méchants et imposteurs avanceront toujours plus dans le mal, égarant les autres et s'égarant eux-mêmes » (I Timothée 3:12-13), et que finalement « la terre avec les oeuvres qu'elle renferme sera consumée » (II Pierre 3:10); mais alors « apparaîtront de nouveaux cieux et une nouvelle terre dans laquelle la justice aura sa demeure » (II Pierre 3:13), une merveilleuse Jérusalem nouvelle descendra « du ciel d'auprès de Dieu » (Apocalypse 21:12), celle qui fut vue par Jean durant la révélation qui lui fut accordée.

 

Mais, tout ceci n'est pas du goût des « néo-chrétiens » ! Ils veulent la félicité ici, dans ce monde, ce monde chargé du poids de sa multitude de péchés et d'iniquités; et ils attendent cette bénédiction avec impatience. Ils considèrent que l'un des plus sûr moyen de l'atteindre se trouve dans le « mouvement oecuménique », l'union et l'unification de tous les peuples dans une seule nouvelle « église » qui comprendrait non seulement les catholiques romains et les protestants mais également les Juifs, les Musulmans et les païens, chacun conservant ses convictions propres et ses erreurs. Cet amour « chrétien » imaginaire, au nom du bonheur sur la terre ne peut que piétiner la Vérité. La destruction de cette terre avec tout ce qu'elle porte, bien que clairement annoncée par le Verbe de Dieu, est considérée par eux comme une chose indescriptiblement horrible, comme si cela était inconciliable avec l'Omnipotence de Dieu et, apparemment tout à fait indésirable. Ils acceptent, à contre-coeur, la destruction du monde (car, comment ne pas accepter ce qui est prophètisé par le Verbe de Dieu ?) mais à la condition que celle-ci advienne dans un lointain, très lointain et brumeux futur; non dans des centaines mais dans des milliers d'années.

 

Qu'elle est la raison de cela ? Nous pourrions répondre à cause de la faiblesse de foi, ou de l'absence totale de foi en la resurection des morts et la vie du siècle à venir ». Selon eux, tout se trouve dans cette vie modaine, et lorsqu'elle s'achève, alors, pour eux, tout s'achève également.

 

Sous certains aspects (spécialement dans l'attente d'une vie bénie en ce monde), un tel état d'esprit se rapproche étroitement de l'hérésie, fort répandue durant les premiers siècles de la chrétienté, connue sous le nom de : chiliasme. Il s'agit de l'attente d'un règne de cent ans du Christ sur la terre; ainsi, la manifestation moderne de cette hérésie pourrait être appelée : « néo-chiliasme ».

Il nous faut être attentif et garder à l'esprit que le chiliasme fut condamné par le second concile oecuménique en l'an 381; aussi, croire en lui aujourd'hui, au vingtième siècle, même en partie, est tout à fait impardonnable.

 

Par conséquent, ce « néo-chiliasme » contemporain est, de loin, bien plus mauvais encore que l'ancienne hérésie, car à sa source se tient, indubitablement, une incroyance dans « la vie du siècle à venir » ... ainsi que le désir passionné d'atteindre la bénédiction ici sur la terre en usant de tous les développements et de toutes les réalisations du progrès matériel de notre temps. Ce faux enseignement entraîne de nombreux ravages, endormant la vigilance spirituelle des fidèles, leur suggérant que la fin du monde est fort loin de nous (si jamais elle doit advenir) et qu'ainsi il n'est nul besoin de « veillez et prier », ce à quoi, pourtant, le Christ Sauveur apelle constamment ceux qui le suivent (Matthieu 26:41); inutile donc, puisque tout dans le monde devient graduellement meilleur tant spirituellement que matériellement. Et les terribles phénomènes que nous observons dans les temps présents sont tous « temporaires », tout cela c'est déjà produit et finalement tout cela cessera et sera remplacé par une chrétienté extraordianirement florissante dans laquelle, bien entendu, les oecuménistes occuperont les places principales et les plus honorables.

Ainsi tout est bien ! Il n'est pas nécessaire de travailler sur soi-même, et aucun combat spirituel n'est requis, les jeûnes peuvent être abolis. Tout ira mieux par lui-même jusqu'à ce que, finalement, le Royaume de Dieu soit établi sur la terre dans la béatitude et la satisfaction mondaine universelle.

 

Frères ! Où trouver la source fondamentale de ce faux enseignement aguichant, n'est-ce pas clair ? Qui suggère toutes ces pensées aux chrétiens contemporains dans le but d'engloutir l'ensemble de la chrétienté ? Comme d'une plaie infectieuse, comme du feu devons-nous craindre ce « néo-chiliasme » si profondément contraire à l'enseignement du Verbe de Dieu, à l'enseignement des Saints Pères et à tous les enseignements séculaires de notre Sainte Eglise par laquelle des milliers et des milliers de justes ont été sauvés.

 

Sans combat spirituel il n'y a pas et il ne peut y avoir de vraie Chrétienté. En aucune manière notre voie ne se confond avec l'un quelconque des mouvements modernes, ni avec les oecuménistes ni avec les « néo-chiliastes ». Notre foi est la foi des saints ascètes, « la foi apostolique, la foi des Pères, la foi Orthodoxe qui à affermit le monde entier ». A cette foi et seulement à cette foi nous adhérons en ces jours mauvais dans lesquels nous vivons désormais. Amen !

16.01.2008

Le christianisme n'est pas une religion

Désolé pour nos amis non anglophones, nous traduirons peut-être un de ces jours prochains ...

Christianity is not "religion"

 

   "Religion emphasizes precepts, propositions, performance, production, programs, promotion, percentages, etc. Christianity emphasizes the Person of Jesus Christ, and His life lived out through the receptive Christian believer.

   Religion has to do with form, formalism and formulas; ritual, rules, regulations and rites; legalism, laws and laboring. The "good news" of Christianity is that it is not what we do or perform, but what Jesus has done and is doing in us. Jesus exclaimed from the cross, "It is finished!" (John 19:30). The performance is hereby accomplished! Jesus has done all the doing that needs doing for our regeneration, and continues to do all the doing that God wants to do in us. "God is at work in you both to will and to work for His good pleasure" (Phil. 2:13).

   Some have tried to explain that "Christianity is not religion; it is a relationship." Such a statement is too ambiguous, for it is possible to have a "relationship" with religious peoples and practices. Although Christianity does involve a personal relationship between an individual and the living Lord Jesus, it must be pointed out that this is effected by the ontological presence of the Spirit of Christ dwelling within the spirit of a Christian who has received Him by faith, and the Spirit of Christ functioning through that Christian's behavior. It is not just a casual relationship of acquaintance with the historical Jesus or with the theological formulations of Jesus' work. Perhaps it would be better to indicate that "Christianity is not religion; it is the reality of Jesus Christ as God coming in the form of His Spirit to indwell man in order to restore him to the functional intent of God whereby the character of God is allowed to be manifested in man's behavior to the glory of God.

   Christianity is not religion! Christianity is Christ! Christianity is "Christ-in-you-ity." Jesus Christ did not found a religion to remember and reiterate His teaching. Christianity is the personal, spiritual presence of the risen and living Lord Jesus Christ, manifesting His life and character in Christians, i.e. "Christ-ones." Paul explained, "It is no longer I who live, but Christ lives in me; and the life I now live in the flesh I live by faith in the Son of God, who loved me and gave Himself up for me" (Gal. 2:20)." James A Fowler

24.12.2007

Komiakhov

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Passer par de grandes épreuves

Brève est l'existence, long le siècle à venir, court le temps de la vie présente. L'homme est ce vivant grand et infime, si faible, car le temps présent lui à été donné pour durer bien peu. Ainsi le temps est court et l'homme est faible. Mais grand est le combat proposé pour acquérir la récompense, à travers des milliers d'épines et les risques d'une vie fort brève.

NICETAS STHETATOS, Trois centuries pratique, physique, gnostique.

10.12.2007

La Grèce nous a tant donné

Personnellement j’avais la chance d’être imprégné, depuis mon enfance, de la musique d’Eglise.

Elève de l’école primaire à Argostoli, j’ai participé au chœur ecclésiastique que le Métropolite forme chaque année pour les chants liturgiques du Vendredi-Saint. Maintenant que je les ai mis en entier dans ma Troisième Symphonie, je peux dire que j’ai le sentiment que je remplis une de mes plus grandes dettes à l’égard de ce que je considère comme la "neromana" (= la mère de l’eau) de notre mémoire musicale et pas seulement musicale, à savoir, la tradition byzantine.
 
Mikis Theodorakis, à propos de THIA LITOURGIA
 
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07.12.2007

Viva Martynov 2

Martynov encore

http://www.russiandvd.com/store/album_asx.asp?sku=35536

Au cour des jours

L'échange ... le trait, le lien qui se tisse entre deux amis est une chose merveilleuse ! une pensée nait chez votre ami et, sans même le saisir consciemment, vous vous dirigé vers le même "lieu" ... certains appelaient cela les "affinités électives" il me semble ? C'est encore au-delà, c'est comme un courant, un courant d'air ou d'eau, oui vous nagez dans une même eau, dans une même ambiance, vous y baignez et sans vous confondre vous vous rejoignez l'un l'autre, vous vous découvrez dans vos découvertes mutuelles. Réciprocité c'est un assez joli terme, peut-être moins galvaudé aujourd'hui que "l'altérité" (qui est assez beau lui aussi pourtant) ...

C'est encore une fois à cela que je dois la découverte, assez stupéfiante, de l'évêque-compositeur orthodoxe russe, Monseigneur Hilarion ...

Après le compositeur russe Martynov, qui est passé par le rock et l'expérimental, je m'emporte à ouïr les oeuvres de ce jeune évêque ...

L'Orthodoxie est un monde, un monde chatoyant ET austère, dur parfois et tellement joyeux pourtant ! C'est une source qui ne se tarie pas, qui avance et avance, tombe et se relève, tombe et se relève ...

Ah les divines surprises, rien à voir avec le mercantilisme d'un Noël désacralisé, non rien ...

Là c'est gratuit, c'est beau ...

http://fr.hilarion.orthodoxia.org/

Nullement l'envie de faire de l'angélisme, nulle envie d'oublier que "nous sommes dans de beaux draps", que la lutte continue, non, nullement, mais l'Esprit est là aussi, ne pas oublier ceci fortifie cela ...

Monseigneur : Spasibo !