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L'ALITTERAIRE : РУГАТСЯ МИРУ

  • Cinq au Recours

    La revue Recours au poème me fait l'immense  joie d'accueillir cinq poèmes errants... Dont cet Habile babille babélien (dédicacé à Alain Santacreu)

     

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  • On en parle en Bretagne ce soir là

    La galerie de Bretagne 

    13 rue du Frou, Quimper le jeudi 19 mars 2015 à partir de 19h

    présentation de Internelle ardence premier recueil poétique et théorique de Thierry Jolif (chroniqueur, essayiste et musicien)

    Soirée présentée par Henry Le Bal (poète, écrivain, dramaturge)

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  • En état de poésie 1 : Georges Haldas

    Le premier des essais que je classais sous la catégorie En état de poésie fut consacré à Georges Haldas. Evidemment. Lui dont l'écriture me révéla le nomen de cet état, de ce momentum intérieur qui irradie sur l'existence entière.

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  • 311



    LES EDITIONS L'ÂGE D'HOMME ONT LE PLAISIR DE VOUS CONVIER A LA SOIREE DE PRESENTATION DE



    INTERNELLE ARDENCE 

    &

    LES ICONES DU NEANT

     

    En présence de

    Vladimir André Cejovic et Thierry Jolif

    *

    lectures – discussion – chansons

    *

    « À l’origine du monde se trouve une liberté irrationnelle enracinée dans la profondeur du néant, un gouffre d’où jaillissent les sombres torrents de la vie... La lumière du Logos triomphe des ténèbres, l’harmonie cosmique triomphe du chaos, mais sans l’abîme des ténèbres et du chaos, il n’y aurait, dans l’évolution qui s’accomplit, ni vie, ni liberté. La liberté gît dans le sombre abîme, dans le néant, mais sans elle tout est dénué de sens... La liberté est incréée, parce qu’elle n’est pas la nature, elle est antérieure au monde, elle est enracinée dans le néant initial. »

    Nicolas Berdiaev, Esprit et Liberté



    *



    VOILA CERTAINEMENT CE QUI UNIT DEUX POETES DIFFERENTS

    L'UN MUTIQUE ET SAUVAGE

    L'AUTRE EXPANSIF ET SPECULATIF

    DE SAUVAGES FELURES EN ARDEURS INTENSES

    ILS SCRUTENT, EN CORDIALES DIVERGENCES,

    LES ERRANCES D'UN MONDE REBELLE ET BLESSANT

    *

    LE SAMEDI 31 JANVIER 2015

    A PARTIR DE 18H

    (entrée libre dans la limite des places disponibles)

    LIBRAIRIE L'ÂGE D'HOMME

    5 RUE FEROU

    PARIS VIe

    (métro Saint-Sulpice)











     

     

  • 20 regards

    Depuis 2013 et leur rencontre autour de l'essai "Une lampe entre les dents" Thierry Jolif et Christos Chryssopoulos ont entamé une collaboration dialogique entre image, texte et musique. Mots, silence, non-expression, mouvements et statismes. 

    Le projet polymorphe de Christos Chryssopoulos, Look Twenty est accueilli essentiellement par le site A place for the arts et se trouve ici : Look 20 

    SHORT-LOVE-STORY-Cover-Image.jpg?resize=456%2C300

  • Le manuscrit de l'ami

    alain santacreu,recours au poème,internelle ardence,l'Âge d'homme,poésie

    "Le poète est infiniment solitaire, ce n'est pas une nécessité, c'est une vérité, joyeuse, bien que souffrante, comme l'est, par essence la Vérité..." Internelle ardence, p.72

     

    Alain Santacreu au faîtes d'une amitié poétique, acratique et christique, m'a fait l'immense joie de lire le manuscrit du livre "Internelle Ardence". La joy de la lecture lui fera accepter de rédiger un brillant églogue. La joy de l'inspiration poétique le conduira également à donner forme de poème à ce beau texte. 

     

    Bien avant la parution livresque du texte cet églogue poétisé trouva un havre accueillant par la bienveillance de Recours au poème... 

     

    A ceux qui auraient le courage singulier de se procurer "Internelle Ardence" une lecture en miroir entre l'églogue in-primé et le poème électronique est fortement encouragée 

     

    Le Manuscrit de l'Ami, par Alain Santacreu.

  • Viens Ô Bleu, viens...

    "Etre homme c'est ne pas se contenter" (Pessoa)

    Bleu, film, Marc Hurtado, Etant Donnés

    Extrait de "Bleu" un film de Marc Hurtado

     

     

    Etant donnés c'est, bien sûr, le nom d'une œuvre de Marcel Duchamp. Oeuvre ouvrant à une alchimie moderne de refonte sacrificielle de l'art, du regard... 

    Etant Donnés c'est aussi et avant tout depuis 1977 et plus particulièrement 1979 et l'album La Vue (sur le label de Die Form) une entité spectaculaire foudroyante, un maelström de créativité poétique, centré sur le couple de frère Eric et Marc Hurtado. Musique expérimentale, poésie, performances physiques, images, vidéos, films. Les deux frères ont récemment (2012) réalisé un long métrage dont ils portaient le projet depuis longtemps : Jajouka, quelque chose de bon vient vers toi. Une magnifique impression cinématographique des très anciennes légendes shamaniques du Maroc et une troublante évocation poétique des musiques de transes des Maîtres musiciens de Jajouka.

     

    Il n'y a pas d'autre dépassement en dehors de celui-là, la réalisation d'états supra-humains, dont l'art et la poésie offrent, dans des illuminations symboliques, la représentation des degrés, fixant en formules de lumières la rythme de l'ascèse, taillant des marches dans la glace vive des parois vertigineuses le long desquelles le pied est aile, l'aile de Mercure, le guide divin, père et inspirateur des poètes auquel il montre les mondes infinis de la création de l'esprit dans l'esprit.

    G. De Giorgio (« Mercuriales viri » in L'Instant et l'Eternité, Archè, Milan, 1987, p .137)

    Marc Hurtado, peinture, Duchamp, Etant donnés

    Les 4 frappes sourdes, peinture de Marc Hurtado

    Myriades de projets, expressions tous azimuts... Marc Hurtado dans cet entretien fait le point (poing)  sur l'essentiel, la poésie et l'amour comme raison ultime de l'art.

    Des années (80) de pure avant-garde à la française avec les albums radicaux et ses films 8MM (Aurore, Bleu, Royaume)  aux crépitantes aventures avec l'ultime aîné punk Alan Vega (l'album Sniper), en passant par le ressouvenir socratique de la noirceur incandescente du poète Georg Trakl mise en son avec l'artiste extrémiste Michael Gira (Swans) il s'agit d'une remise à l'endroit des sous-bassements conséquents de « l'underground » artistique. Une ascèse expressive du sec et de l'humide, de l'humus et du mercure, du sel et du souffre. Un retournement ésotérique, mais sans secret, un dévoilement, un éclatement :

     

    C'est l'heure où les yeux du voyant s'emplissent de l'ordre des étoiles. G.Trakl

     

    Des incroyables ballets oniriques de Etant Donnés, à la fois chtoniens, végétaux et cosmiques, Marc Hurtado a gardé, au cœur de toutes ses activités (musique, écriture, peinture, vidéo, scène) la radicalité alchimique et stellaire.

     

    Soleil Sauveur

    Amoureux de Vénus

    De tes 4 cornes de feu

    D'une caresse sur la roche

    Tu as percé mon Ame

    Taureau tu as percé la lune

    Dans un éclair brun

    Dors Dors Mercure d' Or d' Or

     

    (Marc Hurtado, Mercure)

     

    Que la musique se fasse plus électro, moins concrète, plus urbaine et moins panthéiste, le cri provient toujours de l'antre la plus profonde de la psyché humaine. Transe et extase sont le point de mire. Basculant par dessus la ligne fixe du langage rationnel il s'agit de renouer avec la sagesse sauvage d'une humanité sans feu ni lieu. Le cœur prime. La beauté s'exprime et se mire dans l'exhalaison mercurielle de la chair porteuse indicible de l'esprit. La cible mouvante et émouvante, le cœur transfiguré par l'étonnement radical. Dans la moindre de ses inspirations, dans toutes ses aspirations le souffle stellaire de l'humain comme germe tourmenté de la créativité, comme semence galactique d'un acte créateur visant à une fusion amoureuse de tout en tous.

    Un entretien avec Marc Hurtado

  • Une oeuvre à l'oeuvre, infiniment...

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    "C'est à la littérature - à la poésie - de proposer l'expérience par laquelle nous sommes unis à l'épreuve de l'absolument autre, cela qui échappe à l'unité"

    Maurice Blanchot

  • Poètes en tête

    Qu’il est bon d’avoir des amis poètes, de ces âmes singulières qui ne font pas tout pour être “originales” mais qui s’approchent des dansantes  flammes des logoï des choses et s’épurent chacune à leur façon.

     

    images?q=tbn:ANd9GcR3F4RF0jgrlOEk0_85tcEspmHGbUWy-s0LFk4nzOfvOIRUW5xVJ’ai lu, je relis et relie ces deux recueil, comme en miroir, Le Corps du monde de Gwen Garnier-Duguy avec L'Ode à la fin du monde de Pascal Bacqué...

     

    Le premier est chrétien, conscient de ce que le mot peut porter d'ambiguïtiés lorsqu'on est poète, le second s’est foncièrement translaté dans l’orthodoxie juive, par amour de la connaissance et de l’intelligence il a fait et fait encore ses “classes” talmudiques, totalement juif il n’en demeure pas moins totalement d’occident et amant de la poésie, d’une tradition musicale et vocale (psalmique autant que psalmodique) cordiale et transfigurante de l’hier et de l’aujourd’hui... Les deux ont dans le chant du verbe un lointain ancêtre, David.

     

    Gâte feu

    à Pascal Bacqué



    Héritage de l’âge,

    La chair en déshérence.

    L’amer primate

    Au tragique s’acclimate.

    Sans jardin d’Eden

    Il est à la peine.

    Son cœur d’ébène

    Au noir silence

    Traine la patte.



    C’est le triste présage

    Du corps en partance.

    Les gaz qui dilatent,

    Les vents qui démâtent.

    La fétide haleine

    Du chœur de haine

    Qui brise les carènes

    Des dures pestilences

    Du roi écarlate.



    Ange du partage,

    Viens en ma patience,

    Rythme mes hâtes.

    Ecarte Hécate

    Et ses lourdes chaînes

    Des nobles veines

    Qui toutes entrainent

    Le Feu de l’Alliance

    Qui en moi se gâte.

     

    Mais, comment parler de ces lignes de vie si vives, de cet entrelacs de signes qui vibrent et illuminent l’air autour du lecteur.

     9782825144039_1_75.jpgCar, oui... “il y a l’ordre alphabétique il y a la Refloraison du monde” (G. Garnier-Duguy) ce “qui doit être lu” et ce qui doit être dit ET maintenu silencieux. C’est la même eau, le même feu (ceux-là qui resteront quand le monde aura passé, comme disaient tes ancêtres, Gwen, ceux de Xavier Grall et les miens)... et pourtant pas les mêmes. 

    Car il y a aussi la voix qui éructe. Parfois silencieusement, plus silencieusement encore que dans les murmures du “cours de la vie intérieure”...

    Rumeur du monde... je lis en silence et pourtant j’entends le grondement crépitant de ma guitare qui voudrait mettre des sonorités de feu en terribles arabesques vibratoires à ces lignes de fracture. Là je pense, oui, que j’ai bien raison de paraphraser Kafka et d’affirmer “le poème est la hache qui brise la mer gelée en nous”, il est aussi ce chant qui s’élève au-dessus des vapeurs noires et acides qui recouvre le corps splendide mais ô combien mutilé du monde, le corps bafoué de la Création divine, le chant donc qui s’élève à la rencontre de son ange (ce miroir noétique disaient les saints Pères) afin que par réfraction la gangue mortifère des faux langages, des paroles fausses de ce monde soient fracturées, désossées, recomposées en cet or brillant et léger du Verbe unique et multiforme !

    Ode à la fin de ce monde, Ode au corps du monde recouvré dans sa vérité singulière, légère, vibratoire, non solidifié et tétanisée, non raturée mais chantante et exultante... La douleur peut être encore présente, l’angoisse aussi, la colère... mais elles sont aussitôt retournées, rédimées (oui, rédimées), en vérité sanctifiées !

     

    Poète, qu’as-tu en tête,

    même plongé dans l’or-dure

    dans l’insanité de l’obscur

    la sanité,

    dans la peine

    la plaine santé du Verbe doré

    fluctuant, toujours,

    et changeant

     

    dans l’harmonie de son Unité

    dansant et chantant

     

    (Rappelons ici ma lecture de l'étonnante Légende d'Hélias de Pascal Bacqué)

     

     

  • Concaténation culturelle : Ex-tension

    « Quel démon ? Tout au plus un avorton de diable. » (N. Stavroguine dans Les Possédés)

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